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Une amende de 896 $ pour avoir détruit l’habitat d’une espèce menacée

Une amende de 896 $ pour avoir détruit l’habitat d’une espèce menacée
Image : Tommy Montpetit
Juliette Poireau
le 08 décembre à 11:45

La semaine dernière, le photographe animalier Patrick R. Bourgeois rapportait la destruction de l’habitat d’une des dernières populations de rainettes faux-grillon qui s’était réfugiée dans un milieu humide situé à Longueuil, plus précisément à l’angle du Chemin de la Savane et du boulevard Vauquelin.

Le premier témoin de la scène de drainage par pelle mécanique sur ce terrain est Tommy Montpetit, un protecteur de la rainette faux-grillon depuis des décennies. Ce dernier a porté plainte à la Ville de Longueuil pour que les auteurs de ce méfait soient punis.

À la suite de cette plainte, la Ville de Longueuil a envoyé un inspecteur sur les lieux le 1er décembre. Le terrain visité est zoné « résidentielle ». Un rapport d’inspection a été commandé, et les résultats démontrent que l’entrepreneur privé a réalisé des travaux sans certificat d’autorisation de remblai ou déblai, et que les travaux en question empiétaient sur les terrains de la Ville.

Pourtant, le promoteur a creusé sur un kilomètre, détruisant tout sur son passage et écrabouillant de nombreuses espèces vivant sur ce terrain.

Pour avoir effectué une opération de drainage sans autorisation, la Ville de Longueuil émettra un constat d’infraction de 896 $ au propriétaire du terrain privé, soit la compagnie à numéro 9413-1547 Québec Inc. Selon le Registre des entreprises du Québec, cette société compte deux actionnaires, soit le Groupe Shaltony inc. de Chambly et Gaétan Houle de Saint-Bruno-de-Montarville.

Considérant l’empiétement des travaux sur son terrain, la Ville de Longueuil est à évaluer les autres recours possibles envers le propriétaire.

Ces informations proviennent d’une réponse officielle de la Ville de Longueuil qui a mentionné ne vouloir faire aucune entrevue dans ce dossier.

À noter que le ministère de l’Environnement et de la Lutte aux changements climatiques du Québec a ouvert une enquête et qu’Environnement Canada a également été mis au courant de la situation.  

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Commentaires

On lit : "plus précisément à l’angle du Chemin de la Savane et du boulevard Vauquelin". Ces deux rues ne se croisent pas ?!?

le 09 décembre à 16:31, par Michel Chayer,

La constitution de l’entreprise à numéro qui est mentionnée dans cet article ne semble pas légale. Un des actionnaires, le Groupe Shaltony inc. n’apparaît pas dans la recherche sur le site internet du Registre des entreprises. Il y a là quelque chose à investiguer parce que la Ville a quand même émis un permis de construction à une entreprise qui en apparence n’est pas légale. Ça voudrait dire qu’il ne font pas de vérification avant d’octroyer de tel permis?

le 12 décembre à 12:13, par Annie Gauvin,

Le problème c'est la corruption. Ça fait des années que les villes changent le zonage d'aires protégées et donnent des permis de construction à ceux qui ont les plus grosses enveloppes. Ladite compagnie a eu le droit de détruire un milieu humide dans la municipalité de Longueuil, la même où on a dû se plaindre et se battre comme citoyens pour sauver de l'abattoir et de la cruauté les cerfs de Virginie il y a à peine un mois. Quand est-ce qu'on va empêcher les dirigeants de faire n'importe quoi quand ça leur convient sans aucun respect ni de l'environnement ni des animaux ni des gens? Quand est-ce qu'on va sanctionner les responsables pour des crimes qui affectent toute la collectivité ? J'en ai marre que l'on prenne notre bien commun pour s'enrichir personnellement sans impunité, c'est dégoûtant.

le 20 décembre à 10:13, par Magali Delcourt ,

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