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La pandémie a frappé fort en Montérégie

La pandémie a frappé fort en Montérégie
Juliette Poireau
le 19 février à 11:15

La Montérégie se situe au 6e rang des régions les plus fortement impactées par la pandémie des 17 régions administratives du Québec. Quelque 115 000 emplois ont été perdus, alors que la région compte actuellement 28 000 chômeurs.

La région a surtout été affectée par la baisse des contrats ou des commandes de ses entreprises. D’ailleurs, le tiers des sociétés montérégiennes ont dû fermer pour ces raisons, ainsi qu’avec la suspension de l’exportation de nombreux produits. Près de la moitié des entreprises du territoire ont été fortement impactées par la pandémie, entraînant la diminution de leurs activités et des baisses de revenus. Certaines ont perdu jusqu’à 50 % de leurs revenus.

Les secteurs les plus frappés en Montérégie sont l’agroalimentaire et le manufacturier qui ont connu des pertes considérables et une réduction drastique de leurs commandes.

Le secteur touristique a également été touché de plein fouet par la crise sanitaire, dont la situation économique est critique pour l’agrotourisme et les érablières.

Bien que ses données semblent alarmantes, la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), le Centre de formation économique du Fonds de solidarité FTQ et l’Institut de recherche en économie contemporaine (IRÉC) ont bon espoir pour la région.

Johanne Pilon, vice-présidente régionale des Fonds régionaux de solidarité FTQ Montérégie, soutient que le « portefeuille de la Montérégie se porte bien », faisant référence aux investissements effectués dans la dernière année.

« La Montérégie pourra sortir convenablement de la crise sanitaire, elle va retrouver son importance et son essor d’avant la pandémie, notamment grâce à la résilience de l’économie dans la région », a affirmé Robert Laplante, directeur général de l’IRÉC, lors de la tournée montérégienne de la FTQ.

Cette tournée, qui s’est déroulée du 16 au 18 février, visait à rencontrer des travailleuses et travailleurs de la région pour discuter de la situation qui prévaut actuellement et tenter d’apporter des pistes de solution pour assurer la relance économique localement. Les trois audiences ont pris la forme de journées de réflexion et de formation virtuelles qui ont servi à brosser le portrait des incidences de la crise de la COVID-19 sur l’économie régionale et les différents milieux de travail.

Selon les organisateurs, les institutions doivent se prémunir d’outils pour se projeter dans l’avenir et assurer une relance efficace. « Les entrepreneurs ont intérêt à être accompagnés pour se réinventer, innover et trouver des moyens pour maintenir leur fonds de roulement », mentionne Johanne Pilon.

Le virage numérique des entreprises a également été nécessaire pour de nombreuses sociétés qui ont développé rapidement des sites transactionnels afin de pallier les pertes de revenus en magasin avec la fermeture des commerces non essentiel, entre autres.

Pénurie de main-d’œuvre

Pandémie ou non, la pénurie de main-d’œuvre est d’actualité depuis déjà quelques années en Montérégie. Certaines entreprises font appel à des travailleurs étrangers, par manque de candidats québécois.

En effet, une quarantaine de professions sont en déficit de main-d’œuvre en Montérégie, comme les mécaniciens et les soudeurs, par exemple.

La FTQ pense que « c’est avec des plans d’action sectoriels et la législation que l’on peut attirer, voire créer une expertise de travailleurs ». Pour Johanne Pilon, les entreprises doivent, pour leur part, « mettre en place des stratégies pour établir une rétention au sein de leur personnel et attirer de nouveaux employés ».


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