Simon Lord de La Prairie signe une Petite histoire de vélo à Montréal
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| Image : Les Éditions Boréales |
COMMUNIQUÉ -La toute première synthèse historique sur la place du vélo à Montréal, de son arrivée au Québec en 1868 à aujourd’hui. Un livre grand public, sérieux et drôle à la fois, qui s’appuie sur de nombreuses sources journalistiques et historiques.
Montréal n’est pas Amsterdam. Avec des hivers froids, glacés et enneigés, impossible de rouler à bicyclette pendant six mois de l’année. Les étés n’y sont pas beaucoup plus propices. Chauds et humides, ils font de chaque sortie une véritable virée de la mort. Pire, la ville est construite sur une montagne, ce qui rend les déplacements à vélo d’autant plus ardus. Et, contrairement aux Pays-Bas, la métropole n’a pas de culture du vélo. Les Hollandais ont une longue histoire d’amour avec la bicyclette, mais ce n’est pas le cas à Montréal. Du moins, c’est ce que de nombreux cyclodétracteurs ont répété ad nauseam au fil des ans pour saborder les projets de pistes cyclables.
Dans cette première synthèse historique sur la place du vélo à Montréal, Simon Lord démontre que la métropole québécoise a bel et bien une culture cycliste et que celle-ci ne date pas d’hier. De l’arrivée du premier vélocipède au Québec en 1868 à l’avènement du BIXI et du Réseau express vélo (REV), il s’applique à dessiner le contour de la pratique cycliste sur l’île et à en retracer les hauts et les bas au gré des époques, en s’appuyant sur de nombreuses sources journalistiques et historiques ainsi que sur les grands projets d’urbanisation qui ont fait de Montréal la ville qu’elle est aujourd’hui. Entre machine sportive préférée de la grande bourgeoisie et symbole de modernité, jouet pour enfants et moyen de transport populaire, outil de travail et emblème de la contre-culture, le vélo à Montréal a une longue histoire, aussi mouvementée que fascinante, qui s’est écrite en opposition et en résistance à la place grandissante accordée à l’automobile à partir du milieu du XXe siècle. Car au-delà de sa commodité, de ses vertus pour la santé et l’environnement, et du plaisir qu’il génère, la question centrale que pose le vélo depuis cent cinquante ans peut se résumer ainsi : comment souhaite-t-on naviguer et donc habiter la ville?
Avec sérieux mais aussi une bonne dose d’humour, Simon Lord nous offre un livre qui plaira non seulement aux amateurs de vélo, mais aussi aux férus d’histoire, d’urbanisme et de mobilité durable. Pour ne rien gâcher, il arrive à point nommé pour montrer à la nouvelle administration municipale que la bicyclette avait déjà sa place à Montréal bien avant l’arrivée au pouvoir de Valérie Plante.
Passionné de vélo, Simon Lord, né en 1988, a grandi à Saint-Mathieu, sur la Rive-Sud de Montréal. Il vit aujourd’hui à La Prairie. Il a complété un baccalauréat en communications-journalisme en 2011, puis une maîtrise en économie en 2014 à l’UQAM. Auteur, journaliste et chercheur en économie, il a écrit sur l’économie, les affaires et les finances personnelles pour des médias comme Les Affaires, L’actualité, La Presse, Le Journal de Montréal et la revue Gestion. Dans son premier livre, Réussir sa carrière sans s’éreinter (Éditions de l’Homme, 2020), il explorait d’un angle satirique les stratagèmes machiavéliques du monde du travail moderne.

