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Logements insalubres à Longueuil : la Coalition pour le droit au logement demande un code de salubrité provincial

Mardi 29 septembre 2026 12:30 Bettie Desjardins
Image : Ville de Longueuil

À l'approche des élections provinciales, la Coalition pour le droit au logement de l'agglomération de Longueuil (CDLAL) demande au futur gouvernement de mettre en place un code de salubrité provincial contraignant pour empêcher les propriétaires de pouvoir mettre sur le marché des logements insalubres.  

En ce moment, si un appartement présente des problèmes de sécurité, comme une porte de secours qui est mal faite ou un balcon qui n’est pas stable, il est considéré comme inhabitable, toutefois, des enjeux liés à l’insalubrité ne permettent pas de le considérer comme impropre à l’habitation.  

Les intervenantes et les intervenants de la Brigade d’intervention en insalubrité de la CDLAL ont constaté dans les derniers mois que plusieurs propriétaires préfèrent payer les constats d'infraction pour insalubrité délivrés par leur Ville plutôt que de faire les travaux nécessaires dans leurs logements comme cela leur coûte moins cher.  

D'après la CDLAL, des cas d'insalubrité importants persistent entre autres dans les Immeubles Aicardi inc. à Longueuil. Le nombre de cas aurait d'ailleurs augmenté de façon importante cet été.  

« Ce sont des locataires qui sont vulnérables, des personnes immigrantes qui sont hispanophones puisque c’est un critère sur lequel le propriétaire joue comme lui-même parle espagnol. Ce qu’on constate ce sont des enfants, des familles qui vivent avec des rats, des souris et des coquerelles ainsi que parfois des plafonds de salle de bain qui s’effondrent. Donc à tout moment ils peuvent se retrouver avec une catastrophe dans leur logement », a expliqué Soumeya Hida, coordonnatrice de la CDLAL.  

Même si la Brigade explique aux locataires les recours auxquels ils ont droit, certains se sentiraient menacés de le faire en raison d'agissements du propriétaire. Certains auraient rapporté avoir été victimes d’intimidation et de menaces verbales ou même d'actes de vandalisme sur leurs véhicules ou leurs biens. 

En plus d'un code de salubrité provincial, la Coalition pour le droit au logement souhaiterait également que le prochain gouvernement reconnaisse le droit au logement dans la charte québécoise, mette en place un registre des loyers clairs et développe l’offre de logements sociaux.  

Pour la CDLAL, les enjeux liés au logement devraient être des priorités électorales, c'est pourquoi elle a organisé un débat régional, regroupant l'Estrie et la Montérégie, avec des candidats des différents partis. Par contre, ce débat a dû être annulé comme uniquement une candidate de Québec Solidaire avait accepté l'invitation.   

« Si on veut gérer la crise du logement, si on veut gérer la crise de l’itinérance, il faut qu’on ait des balises claires sur ce qu’on est capable de mettre sur le marché quand on veut mettre un logement sur le marché. Il faut qu’on sache exactement ce qui est acceptable pour les locataires. Nous en ce moment c’est une question électorale parce que ceux qui ne veut pas s’engager nous montrent que pour eux que garantir des conditions salubres, saines et sécuritaires aux locataires ce n’est pas si important », a précisé Mme Hida. 

Pour la Coalition, le logement doit être une priorité comme de plus en plus de locataires ont de la difficulté à se loger, à payer leur loyer, mais aussi doivent vivre dans des conditions qui sont catastrophiques.  

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