Des traces importantes de pesticides dans l'eau à Longueuil
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| Image : Ville de Candiac |
Les résultats des analyses de l'eau potable effectuées par un professeur en chimie environnementale à l'Université de Montréal ont été dévoilés par l'organisme Vigilance OGM ce lundi.
Parmi la trentaine de municipalités à travers la province ayant été analysée, la présence de pesticides a été constatée dans sept d'entre elles, dont dans la Ville de Longueuil.
Une analyse similaire a également été effectué l'an dernier dans laquelle toutes les villes excédaient la norme européenne pour la somme des pesticides, cette année uniquement Saint-Césaire la dépasse.
« Même si, cette année, on a retrouvé moins de pesticides dans l’eau potable des villes testées, il reste que 7 des 31 villes testées dépassent les normes européennes pour un produit de dégradation du s-métolachlore. C’est tout de même préoccupant quand on sait que le s-métolachlore est interdit en Europe et qu’il est considéré au Québec comme le pesticide ayant le plus d’impacts sur l’environnement et la santé », a expliqué Thibault Rehn, directeur général de Vigilance OGM.
En vue des prochaines élections, l'organisme à but non lucratif souhaite que le futur gouvernement s'engage à diminuer l'usage excessif des pesticides comme selon lui, les gouvernements des trente dernières années n'ont pas réussi à atteindre leurs propres objectifs de réduction.
« Au Québec, il faut arrêter de jouer à l’autruche et cesser d’invisibiliser la contamination de l’eau aux pesticides. Il faut réduire à la source, arrêter de couper dans le suivi de la qualité de nos cours d’eau et se baser sur la science pour mieux protéger la santé des citoyens et des citoyennes », a précisé M. Rehn.

