Les villes de la Rive-Sud unissent leurs voix et apportent leurs supports aux travailleurs étrangers
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| Image : Communauté métropolitaine de Montréal |
Depuis l’annonce de l’abolition du Programme de l’expérience québécoise (PEQ), l’avenir est incertain pour de nombreuses personnes immigrantes établies dans la province. C'est ce qui a incité la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) et la Communauté métropolitaine de Québec (CMQuébec) d'adopter, ce jeudi lors de leurs conseils, une résolution commune pour réclamer une clause de droits acquis pour les immigrants et les immigrantes déjà établis dans leur région.
« En abolissant le PEQ sans mesures transitoires, le gouvernement du Québec renie l’engagement qu’il a pris auprès de dizaines de milliers de personnes. Le Grand Montréal accueille une grande part de la main-d’œuvre immigrante du Québec et la majorité de la population étudiante étrangère. Sans une immigration soutenue, le Grand Montréal ne pourra pas maintenir la croissance de sa démographie ni de son économie. Le gouvernement du Québec doit prendre en compte ces réalités et offrir une clause de droits acquis aux personnes qui ont suivi les règles du PEQ avant son abolition, y compris celles établies à Montréal et à Laval, dont l’apport est essentiel », a affirmé Soraya Martinez Ferrada, mairesse de Montréal et présidente de la CMM.
Ensemble, la CMM et la CMQuébec représentent 110 municipalités, dont plusieurs, sur la Rive-Sud. En unissant leurs voix, elles souhaitent dénoncer les conséquences majeures de la disparition du PEQ sur le dynamisme et l’attractivité économique de leurs régions.
Celles-ci demandent plus précisément au gouvernement provincial d'« adopter une vision à moyen et long terme en matière d’immigration économique fondée sur la complémentarité des programmes et sur les besoins structurels du marché du travail ».
D'ailleurs, de nombreuses municipalités en Montérégie, dont Varennes, Contrecœur et Verchères, ont partagé leur soutien pour le mouvement des cœurs bleus qui a été lancé par l'Union des municipalités du Québec (UMQ) au début du mois de février. Cette initiative a pour but de « dénoncer les effets des changements récents aux politiques migratoires sur les personnes immigrantes déjà établies au Québec ».

