Baisse d'impôt pour les PME de la Rive-Sud : le monde des affaires de la région apprécie la nouvelle mesure
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| Image : Chambre de commerce et d’industrie de la Rive-Sud |
La première ministre Christine Fréchette a annoncé ce mercredi une baisse d'impôt pour 75 000 petites et moyennes entreprises (PME) dans la province, dont en Montérégie. Cette nouvelle a été très bien reçue par la Chambre de commerce et d’industrie de la Rive-Sud (CCIRS) qui croit que cela sera bénéfique pour les PME de la région.
« Cette baisse d’impôts envoie un signal clair : redonner de l’oxygène, de la prévisibilité et de la capacité d’investir à nos entreprises. C’est une mesure structurante qui renforce leur compétitivité et leur aptitude à créer de la richesse durablement, ici sur la Rive-Sud comme partout au Québec », a affirmé Jean-François Lévesque, président-directeur général de la CCIRS.
Selon la Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ) et la CCIRS, les entreprises du Québec ont un fardeau fiscal plus important que celles ailleurs au Canada ou aux États-Unis en raison de ses taux d'imposition. L’adoption du One, Big, Beautiful Bill Act en 2025 n'a également pas aidé les choses.
« Dans un contexte où nos PME font face à des vents de face importants : incertitude géopolitique, pressions tarifaires et volatilité des marchés. Il est d’autant plus essentiel d’agir sur les leviers sur lesquels nous avons une réelle prise collective. La fiscalité en fait partie, tout comme certaines décisions structurantes liées au marché du travail où nous avons collectivement la capacité d’ajuster nos paramètres pour mieux répondre aux besoins des entreprises », a ajouté M. Lévesque.
La décision de Mme Fréchette de baisser les impôts est plus efficace pour les PME d'ici que multiplier les crédits d’impôt, d'après la FCCQ et la CCIRS qui expliquent que dans la dernière décennie une grande partie des entreprises n'ont pas bénéficié des crédits d'impôt même s'ils ont plus que doublé.
« Les entreprises ne connaissent souvent pas les crédits d’impôt ou ne savent pas lesquels s’appliquent à elles. Les critères d’admissibilité à ces incitatifs demeurent complexes, limitatifs, et encore souvent liés à la création d’emploi, alors que le Québec est en pénurie de main-d’œuvre », ont-elles expliqué.

