Actualités

Le mouvement ÉquiAgglo mal accueilli par la mairesse Parent

Le mouvement ÉquiAgglo mal accueilli par la mairesse Parent
IMAGE : TVRS
Juliette Poireau
le 20 mai à 10:30

La mairesse de Longueuil Sylvie Parent qualifie le mouvement citoyen ÉquiAgglo qui vise à régler le déséquilibre fiscal de l’agglomération de Longueuil qui perdure depuis la défusion des cinq villes liées en 2006 de « groupe de pression ».

Initié par les actuaires montarvillois et lambertois Louis Mercier et Claude Ferguson, le mouvement présente des solutions pour changer la formule actuelle de quotes-parts afin de la rendre plus équitable.

Selon ÉquiAgglo, le calcul des quotes-parts utilisé à l’agglomération de Longueuil ne comprend aucune adéquation entre la nature du service rendu et son financement. De plus, les initiateurs révèlent dans leur rapport que les quatre villes reconstituées, soit Boucherville, Saint-Bruno-de-Montarville, Brossard et Saint-Lambert, paient 50 M$ de trop annuellement à la ville centre, Longueuil.

L’objectif d'ÉquiAgglo est de convier les élus actuels et les candidats aux prochaines élections de se pencher sur les enjeux de gouvernance de l’agglomération de Longueuil, et surtout sur sa tarification, jugée inéquitable par l’organisation et certains élus des villes liées.

Les élus et les candidats qui souhaitent se joindre à la discussion sont invités à signer la Charte d’ÉquiAgglo qui prône un traitement équitable du financement de l’agglomération de Longueuil.

Pour le mouvement, Longueuil « contrôle » la formule des quotes-parts et la portée de l’allocation des frais de l’agglomération, ce qui entraîne des problèmes de gouvernance, de transparence et de reddition de comptes.

Certains ont déjà signé la Charte, dont Michel Gervais de Brossard, Ludovic Grisé-Farand de Saint-Bruno-de-Montarville, ainsi que les conseillers lambertois Loïc Blancquaert et Francis Le Chatelier et les candidats à la Ville de Saint-Lambert Karl Villeneuve et Louis-Michel Raby.

Réaction de Sylvie Parent

Dans une vidéo publiée sur Facebook, la mairesse de Longueuil, Sylvie Parent a rétabli les faits et l’historique de l’agglomération de Longueuil, expliquant que le choix de la répartition des quotes-parts de tous les gouvernements depuis la création de l’agglomération a toujours été celui du potentiel fiscal, afin « d’assurer un partage équitable de la richesse et un partage équitable des dépenses ».

Elle dénonce également la formule utilisateur-payeur proposée par ÉquiAgglo qui ne démontre que les désavantages d’une ville par rapport à une autre, sans faire ressortir les exemples gagnants de l’ensemble des villes. Soulevant que la seule bonne formule pour le mouvement est celle qui fera payer davantage les citoyens de Longueuil.  

La mairesse rappelle que de nombreux recours concernant le calcul des quotes-parts et des redditions de comptes se sont retrouvés devant les tribunaux, mais que tous ont été rejetés, tandis qu’elle a rétabli la table des maires à son arrivée en 2017 pour chercher la formule financière idéale, en vain. « Tout gain favorable à une ou plusieurs villes se fait au détriment des autres », souligne-t-elle.

« ÉquiAgglo est loin d’être un mouvement citoyen comme les autres. ÉquiAgglo est composé d’élus actuels et de futurs candidats qui n’ont jamais accepté que l’agglomération de Longueuil puisse réussir, se désole Mme Parent. Et ils ne l’accepteront probablement jamais non plus ! »

Selon Sylvie Parent, aucun élu actuel ou futur candidat ne peut souscrire aux propositions faites par ce groupe de pression, ajoutant que tout élu de Longueuil qui approuverait une telle vision se disqualifierait du privilège de représenter la ville.

« L’équilibre de l’agglomération en dépend et l’équilibre fiscal prévu tant au moment des fusions que lors des défusions serait compromis », conclut-elle.


Commentaires

Sylvie Parent n’a rien à offrir à Saint-Lambert, ou aux autres villes fusionnées de force. Elle-même se paie sans rougir un salaire de 250K$, qui est plus élevé que celle du premier ministre François Legault. Ce qui la place dans un conflit d’intérêt jusqu’aux oreilles, car un Longueuil qui aurait la taille qu’elle mérite couperait son salaire en deux. Elle a donc beaucoup à perdre, et c’est pourquoi elle se battra jusqu’au bout pour assurer, avec de belles paroles d’harmonie et d’équité, que le pillage de ses voisins continue. Longueuil refuse de confronter la dure réalité, soit qu’elle est une ville mal gerée en faillite systémique. Comme en l’an 2000 le gouvernement ne voulait pas payer pour assurer sa survie, la ministre Harel eu l’idée « géniale » des fusions municipales, en dépit des expériences malheureuses vécues par de nombreuses autres villes en Amérique du Nord.

le 20 mai à 13:55, par Serge Gracovetsky,

Laissez un commentaire

Votre courriel ne sera pas publié. Les champs obligatoires sont indiqués avec *
TVRS se réserve le droit de retirer tous commentaires considérés litigieux.