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Une année mouvementée pour la DPJ de la Montérégie

Une année mouvementée pour la DPJ de la Montérégie
Juliette Poireau
le 23 septembre à 13:00

« La petite fille de Granby, plusieurs événements tragiques, la Commission spéciale sur les droits des enfants et de la protection de la jeunesse, la pandémie, quelle année nous avons eu », déclare d’entrée de jeu la Directrice de la Protection de la Jeunesse de la Montérégie, Josée Morneau, lors du dévoilement du 17e bilan de la DPJ.  

Du 1er avril 2019 au 31 mars 2020, plus de 18 000 signalements ont été effectués en Montérégie, soit 64 signalements par 1 000 enfants, ou 49 situations par jour rapportées. Il s’agit d’une hausse de signalements de 20 % cette année, expliquée notamment par « les inquiétudes engendrées par l’événement de la petite fille de Granby en avril 2019 », selon Mme Morneau.

Toutefois, le nombre de signalements avec évaluation demeure égal aux années précédentes, avec un peu plus de 6 000, soit 33,4 % des signalements reçus.

Les problématiques les plus rapportées sont la négligence, les abus physiques et les mauvais traitements psychologiques.

Pour Josée Morneau, l’augmentation du nombre de signalements démontre une certaine « responsabilisation de la population pour la protection des enfants ». D’ailleurs, la DPJ de la Montérégie souhaite davantage sensibiliser la population afin d’avertir de certaines situations dangereuses pour les jeunes. En effet, moins de 10 % des signalements proviennent de la communauté et 16 % d’un membre de la famille. La majorité des signalements sont effectués par des gens du réseau, dont les milieux scolaires, policiers et d’organismes communautaires.

Cette année, le thème du bilan est « Plus forts ensemble! », dans le but de mettre en lumière les partenaires du milieu qui œuvrent auprès des familles vulnérables et de rappeler l’importance d’avoir des approches différentes pour soutenir les adolescents et les enfants victimes de négligence ou d’abandon.

Effets de la pandémie

Avec le grand confinement et la fermeture des écoles et des services de garde qui sont « les yeux et les oreilles » de la DPJ, le nombre de signalements a baissé de 13 % en Montérégie entre le 1er avril et le 30 juin 2020, pour une baisse de 20 % à l’échelle provinciale. Josée Morneau explique néanmoins que les intervenants ont « en tout temps, gardé un contact avec les enfants vulnérables », même à la maison.

Cependant, les enfants inconnus de la DPJ le sont demeurés pendant la période de confinement.

Actuellement, le nombre de signalements est revenu comme avant la pandémie.

Commission spéciale sur les droits des enfants et de la protection de la jeunesse

Des centaines de personnes se sont exprimés dans le cadre de la Commission la situation de la DPJ au Québec et sur les améliorations à apporter. « Cette cueillette de données nous permet de prendre compte de tous les points de vue, que ce soit des professionnels, des chercheurs ou la clientèle. L’objectif est de trouver des solutions sur nos zones de vulnérabilité », confie Josée Morneau.

Certains témoignages ont d’ailleurs inspiré la DPJ de la Montérégie pour déjà poser des actions pour améliorer ses services, notamment dans l’accessibilité aux services, en multipliant les partenariats et en investissant davantage dans la transition des jeunes en difficulté vers l’âge adulte.

Pour la prochaine année, la DPJ de la Montérégie souhaite perfectionner sa capacité d’évaluer dans des délais plus rapides, soit dans une période de 30 jours, continuer les partenariats et s’associer à des services de première ligne en jeunesse sur le territoire.


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