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Saint-Bruno-de-Montarville : Le projet de logements sociaux Le Paillasson reporté

Saint-Bruno-de-Montarville : Le projet de logements sociaux Le Paillasson reporté
Juliette Poireau
le 22 octobre à 14:00

Le terrain municipal qu’avait réservé la Ville de Saint-Bruno-de-Montarville pour le projet de logements communautaires Le Paillasson pourrait finalement servir à autre chose.

En mai dernier, la Société d’habitation Le Paillasson (SHLP) a reçu un avis l’informant qu’un autre terrain lui serait suggéré. Néanmoins, l’organisation déplore « qu’aucune proposition n’est encore été présentée ». Pourtant, le terrain de la rue de l’Hôtel de Ville a fait l’objet d’études, sans plus de détails. 

De plus, l’organisme affirme que le projet « n’avance pas assez vite ». Les 28 logements octroyés par la Société d’habitation du Québec (SHQ) pourraient être alloués à d’autres demandeurs si les délais imposés ne sont pas respectés.

Selon Stéphane Corbin, administrateur de la SHLP, « le délai de six mois de la SHQ est arrivé à terme ». Toutefois, un délai supplémentaire s’est amorcé en raison de la pandémie, mais l’organisme ne sait pas combien de temps.

Dans un communiqué, la Ville de Saint-Bruno-de-Montarville explique sa décision par le nombre d’étages trop élevé. Le plan d’urbanisme oblige des bâtiments de quatre étages maximum. Le terrain cédé par la Ville n’était pas desservi par les infrastructures d’égouts et d’eau requises.

Stéphane Corbin soutient toutefois que ces arguments ne sont pas « valides ». Il explique que la SHLP avait déjà revu son concept architectural pour offrir 28 logements sur quatre étages, « chose réglée ». Pour les infrastructures, « il faudra de toute façon en construire pour développer un projet sur ce terrain », confie l’administrateur.

Néanmoins, depuis le mois de février, la Ville s’est mise à la recherche « d’un site alternatif mieux adapté aux besoins manifestés par l’organisme ». Lundi, la Ville a mentionné que « tout sera fait pour que l’organisme obtienne un terrain viable ». Après avoir trouvé l’endroit, il faudra poursuivre avec son acquisition, les modifications de zonage pour un immeuble résidentiel et l’élaboration d’un concept architectural conforme à la règlementation en vigueur.

Cependant, la SHLP dénonce l’absence de communication avec la Ville : « Les multiples demandes de rencontres au fil des mois n’ont pas été plus fructueuses en étant toutes demeurées lettre morte. » L’organisme propose de mettre sur pied un comité de travail dont fera partie leur chargée de projet et la présidente avec les employés municipaux.

La SHLP mentionne plusieurs inquiétudes avec ce report. L’organisation se questionne si Le Paillasson verra le jour et si la nouvelle localité sera dépourvue de certains attraits. Également, la SHLP souhaite éviter de s’implanter dans un milieu résidentiel déjà développé pour ne pas nuire au voisinage.

« Nous sommes dans le néant. On devrait voir des avancées du projet, mais rien », se désole Stéphane Corbin. Pour assurer la réservation des logements à la SHQ, la SHLP doit remettre le rapport de localisation du terrain choisi. « Pas de terrain, pas de certificat. On stagne. Ce qu’on veut, c’est au moins de faire partie de la discussion », ajoute-t-il.

Par voie de communiqué, la Ville réaffirme que le projet Le Paillasson est « une priorité partagée par tous ». Le maire de Saint-Bruno-de-Montarville, Martin Murray, a quant à lui déclaré : « Je réitère mon appui entier au projet, ainsi que celui des services municipaux comme partenaire important. Notre première préoccupation est de trouver la meilleure solution possible pour offrir la mixité de logements souhaitée par Le Paillasson en se dotant d’espaces d’agréments de qualité. Le site sur la rue de l’Hôtel-de-Ville demeure mon premier choix, même s’il nécessite l’acquisition d’un terrain adjacent. »

L’objectif du projet Le Paillasson est de créer jusqu’à 28 logements sociaux à Saint-Bruno-de-Montarville afin de pallier le manque de logements sur le territoire. En 2019, le taux d’inoccupation se situait à 0,6 %, tandis que le coût du loyer moyen a augmenté de 23 % depuis les deux dernières années.


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