Actualités

Nouvelle directrice à la Protection de la jeunesse de la Montérégie

Nouvelle directrice à la Protection de la jeunesse de la Montérégie
Marie-Josée Audette, directrice, Protection de la jeunesse de la Montérégie / Image : TVRS
Juliette Poireau
le 17 février à 09:45

La Protection de la jeunesse de la Montérégie accueille sa nouvelle directrice. Marie-Josée Audette, 32 ans de carrière dans le milieu, est officiellement entrée en poste lundi.

« Cela s’est fait naturellement, mentionne Marie-Josée Audette. Mon expérience dans le milieu, ma connaissance de la région et les liens que j’ai tissés avec des partenaires précieux tout au long de ma carrière, m’aideront dans cette nouvelle fonction. »

Marie-Josée Audette a occupé plusieurs postes durant les 30 dernières années à la Protection de la jeunesse : intervenante, éducatrice en centre de réadaptation ou encore conseillère clinique. Elle a ensuite siégé en tant que gestionnaire dans plusieurs services, mais toujours dans une perspective clinique.  

« Ce large bagage me permet aujourd’hui d’assumer la fonction de directrice avec confiance et connaissance », souligne Mme Audette.

Les journées qu’attend la nouvelle directrice seront « pleines et entières ». En effet, elle devra traiter les signalements effectués et les situations problématiques rapportées par les intervenants, gérer les dossiers des enfants, se pencher sur un cas particulier, préserver les liens avec les partenaires, etc. Le tout en collaborant étroitement avec les intervenants.

Pour Marie-Josée Audette, les intervenants sont les yeux, le cœur et les mains de la directrice de la Protection de la jeunesse et qui eux, assurent, de protéger les enfants.

Grands défis

Pour la directrice, plusieurs défis sont à relever pour la Protection de la jeunesse, dont la mise en oeuvre des recommandations qui découleront du rapport de la Commission Laurent qui doit être déposé en avril et qui vise à améliorer le système de la DPJ.

Également, Mme Audette souhaite trouver des moyens pour contrer la pénurie de main-d’œuvre. « Il faut attirer plus de monde pour travailler avec nous et s’assurer de garder nos employés en poste », soutient-elle.

Et puis, elle pense que la Protection de la jeunesse doit se renouveler, dans ses approches, ses façons de faire, ses activités afin d’offrir le meilleur service possible aux enfants et aux parents en difficulté.

Accroissement des besoins en Protection de la jeunesse

La Montérégie connaît un accroissement constant des besoins en Protection de la jeunesse depuis de plusieurs années. Pour renverser cette tendance, Marie-Josée Audette mise sur la concertation des efforts collectifs de toute la communauté et des instances œuvrant auprès des enfants de la région, comme les CLSC, les écoles ou les services de garde, pour les protéger en amont afin de leur éviter de recourir aux services de la Protection de la jeunesse.

« Il faut trouver le moyen de poser des actions concertées, coordonnées et structurées de sorte qu'il n'y est aucune une maille dans le filet, explique la directrice. En tant que collectivité montérégienne, on doit assurer un cercle de bienveillance autour des enfants pour qu’ils puissent s’y reposer en sachant que des adultes bienveillants veillent sur eux. Il faut qu’on soit tous concernés par la situation des enfants, mais au-delàs d’être concernés, il faut prendre action. Il faut oser agir. »


Laissez un commentaire

Votre courriel ne sera pas publié. Les champs obligatoires sont indiqués avec *
TVRS se réserve le droit de retirer tous commentaires considérés litigieux.