Actualités

Les premiers paramédicaux en soins avancés du Québec en Montérégie

Les premiers paramédicaux en soins avancés du Québec en Montérégie
IMAGE : TVRS
Juliette Poireau
le 25 mars à 15:45

La Coopérative des techniciens ambulanciers de la Montérégie (CETAM) devient la première organisation du Québec à déployer des ambulanciers paramédicaux en soins avancés lors de situations critiques.

La CETAM offre désormais des soins préhospitaliers d’urgence sur la Rive-Sud grâce à la formation des paramédicaux en soins avancés (PSA) qui peuvent pratiquer des interventions d’urgence avant l’arrivée du patient à l’hôpital.

« Un progrès significatif dans l’accès aux soins de première ligne », selon la CETAM.

Cette initiative provient de la CETAM elle-même qui opère avec ses propres PSA, tous diplômés de la faculté de médecine de l’Université de Montréal avec une majeure en soins préhospitaliers d’urgence avancés. Pour établir un tel projet, la CETAM a obtenu les autorisations nécessaires du ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) et du Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de la Montérégie-Centre.

La CETAM puisera dans ses coffres pour financer la première phase de cette initiative.

L’objectif est de sauver encore plus de vies, d’augmenter le taux de survie des gens sans séquelles et de faire en sorte que les gens aient plus de facilité à se réhabiliter à la suite d’une situation dangereuse pour leur santé.  

En effet, les paramédicaux en soins avancés de la CETAM répondent, en binôme, aux appels urgents à l’aide d’un véhicule d’intervention rapide. Sur les lieux, ils assistent l’équipe d’ambulanciers en soins primaires, qui eux utilisent l’ambulance.

Dans une situation d’urgence, les paramédicaux en soins avancés ont l’expertise et l’autorisation d’exécuter des actes normalement faits en centre hospitalier, comme l’interprétation d’un électrocardiogramme, l’administration de substances et de médicaments par voie intraveineuse ou intraosseuse, la défibrillation manuelle, l’application d’une stimulation cardiaque externe ou une cardioversion, etc.

Jusqu’à présent, les patients qui nécessitaient l’un de ses soins devaient attendre d’être amenés en salle d’intervention d’urgence à l’hôpital pour l’obtenir. Des délais qui peuvent être parfois mortels ou laisser des séquelles.

Selon Jérémy Ménard, chef de division et adjoint au directeur général à la CETAM, il s’agit d’un « gain majeur » pour les patients qui requièrent des soins avancés rapidement.


Laissez un commentaire

Votre courriel ne sera pas publié. Les champs obligatoires sont indiqués avec *
TVRS se réserve le droit de retirer tous commentaires considérés litigieux.