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Environnement : Saint-Basile-le-Grand souhaite réduire l’utilisation des sels de déglaçage

Environnement : Saint-Basile-le-Grand souhaite réduire l’utilisation des sels de déglaçage
Image : Gracieuseté
Juliette Poireau
le 10 novembre à 10:20

La Ville de Saint-Basile-le-Grand pose un nouveau geste environnemental en lançant le projet pilote Écorues qui vise la réduction des sels de déglaçage au profit de l’utilisation d’abrasifs naturels.

Le projet pilote aura pour effet de limiter la quantité de fondants employée pour le contrôle des chaussées glissantes d’une dizaine d’intersections dans un secteur précis. En effet, les abrasifs naturels prévus pour le traitement des rues sont composés de sable et de petites pierres concassées, avec une faible concentration de 5 % de sels de voirie.

Le mélange d’abrasif habituel utilisé est confectionné avec 40 % de petites pierres concassées et 60 % de sels de déglaçage.

Le quartier convoité par le projet pilote comprend les rues des Chênes, des Mélèzes, des Peupliers, des Pommiers, des Sorbiers, des Tilleuls et des Trembles. Il s’agit d’environ 2 km de chaussée comportant une dizaine d’intersections. Ce quartier a été choisi parce qu’il est « constitué uniquement de rues locales, qu’il est facile à circonscrire et qu’il contient peu d’entrées distinctes », explique la Ville.

Cette initiative permet de réduire l’empreinte environnementale de la Ville de Saint-Basile-le-Grand, car les sels de voirie sont considérés comme des produits toxiques par la Loi canadienne sur la protection de l’environnement.

En effet, les sels de déglaçage engendrent la détérioration des écosystèmes aquatiques et leur biodiversité; l’altération des propriétés du sol due à un changement de pH; la contamination des nappes d’eau souterraines par les chlorures; le dépérissement des végétaux; la dégradation et le vieillissement prématuré des infrastructures; ainsi que des dommages au mobilier urbain et aux fondations des bâtiments.

De ce fait, l’utilisation d’abrasifs naturels permettrait à la Ville de faire des économies sur l’entretien de ses infrastructures qui se délabrent rapidement avec les sels de voirie.

« Afin de préserver la qualité des milieux naturels de notre belle municipalité, il est primordial de revoir nos façons de faire en pensant à des initiatives plus vertes et durables. Cela ne fera qu’améliorer la qualité de vie de nos citoyens qui ont choisi de vivre dans un milieu naturel bordé par les montagnes et la rivière Richelieu », a déclaré Denis Vézina, conseiller du district no 3 et responsable des dossiers de développement durable, par voie de communiqué.

Plusieurs villes du Québec ont déjà adopté cette pratique sur leur territoire, c’est le cas notamment de Beloeil et de Brossard sur la Rive-Sud. Le ministère des Transports a également initié un projet similaire pour restreindre les épandages nocifs sur le réseau routier de la province.

Toutefois, certaines conditions météorologiques extrêmes nécessitent l’utilisation de sels de déglaçage pour assurer la sécurité des usagers de la route, comme lors d’un épisode de verglas.

Finalement, la Ville a élaboré une campagne de sensibilisation pour responsabiliser les conducteurs à réduire leur vitesse lorsqu’ils circulent dans une Écorue pour laisser en place l’abrasif déposé.

« Nous sommes sensibles aux inquiétudes de nos citoyens. Nous souhaitons que ce quartier paisible demeure sécuritaire pour les familles s’y étant établies. Soyez attentifs aux conditions de la chaussée et adaptez votre conduite en tout temps durant la période hivernale qui est à nos portes », a ajouté M. Vézina.

Le projet pilote 2020 ne touche qu’une partie du territoire urbain, ce qui permettra à la Ville de recueillir des données de fonctionnement et des commentaires des citoyens pour élargir ou non le projet Écorues.


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