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Des locataires de Le Moyne victimes de « rénovictions »

Des locataires de Le Moyne victimes de « rénovictions »
IMAGE : COMITÉ LOGEMENT RIVE-SUD
Juliette Poireau
le 12 août à 14:00

Les locataires de quatre immeubles à logements de la rue Charron à Le Moyne subissent une situation de « rénovictions » alors que les propriétaires souhaitent évacuer les résidents pour « des travaux majeurs ».

Le Comité logement Rive-Sud dénonce la « non-conformité » des avis d’évacuation reçus par les locataires concernés, notamment en raison de leurs délais d’envoi qui ne sont pas réglementaires.

Les lettres acheminées et signées par Maher & Du Tremblay gestion immobilière prévoient des rénovations majeures à partir du 1er octobre 2021 qui nécessiteront une évacuation des locataires pour une période de 18 mois dès le 30 septembre.

Toutefois, « une évacuation de plus de sept jours nécessite la transmission d’un avis au minimum trois mois avant le début des travaux », rappelle le Comité logement Rive-Sud. L’organisme soulève également qu’aucune indemnité n’est offerte aux locataires évacués, ce qui est pourtant obligatoire dans cette situation d’éviction pour travaux majeurs.

Les propriétaires n’auraient en plus obtenu aucun permis de la Ville de Longueuil pour entreprendre cesdites rénovations, rapporte l’organisme sur sa page Facebook.

La Ville de Longueuil rappelle qu’un permis est nécessaire pour effectuer des rénovations dans un bâtiment. À ce sujet, la Ville confirme qu’un permis de réfection des cuisines et des salles de bain de deux des logements a été délivré au début du mois de juillet pour le 40, rue Charron.

« Considérant le contexte de pénurie majeure de logements abordables et la situation de précarité socioéconomique vécue par plusieurs locataires des immeubles de la rue Charron, la situation est à prendre au sérieux », soutient le Comité logement Rive-Sud.

Certains résidents s’inquiètent de la hausse du prix de leur loyer après les travaux terminés, alors qu’ils vivaient dans un logement abordable jusqu’à maintenant.

En effet, le loyer moyen à Longueuil s’élève à 900 $ par mois actuellement, une somme inaccessible pour de nombreux locataires. De plus, le taux d’inoccupation à Longueuil est de 1,3 %, ce qui signifie qu’il n’y a que très peu de logements disponibles sur le territoire, et à quel prix. 

« Les décisions des propriétaires auront donc un impact majeur sur la vie de ces gens », déplore le Comité logement Rive-Sud qui s’engage à accompagner les locataires des immeubles de la rue Charron dans leur volonté d’obtenir un traitement juste de la part des propriétaires.


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