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Confinement partiel à Heritage : La directrice nous raconte

Confinement partiel à Heritage : La directrice nous raconte
Image : TVRS
Juliette Poireau
le 08 octobre à 14:50

La directrice générale de l’école secondaire anglophone Heritage de Saint-Hubert, Sujata Saha, raconte l’opération policière et le confinement partiel de vendredi dernier dans l’établissement.

Après qu’un élève ait fait part de menaces reçues à l’endroit de l’établissement, la direction a immédiatement contacté la police. Dès l’arrivée des policiers, un confinement partiel a été déclenché : « Personne ne pouvait ni sortir ni entrer dans l’école », explique Mme Saha. Rapidement, les policiers ont compris qu’il s’agissait d’une menace extérieure, d’où cette mesure préventive.

Pendant près de quatre heures, chaque groupe-classe devait rester dans leur classe avec leur professeur qui prenez soin de sécuriser les élèves. La directrice communiquait le plus possible avec l’interphone afin de rapporter les informations qu’elle recevait des policiers qui eux effectuaient leur enquête à l’extérieur, en plus de communiquer avec les parents par courriel. « Mon objectif était de transmettre le plus de renseignements possible pour faire état de la situation et rassurer tout le monde », soutient la directrice.

Contrairement à un confinement total où les classes doivent être verrouillées et barricadées avec les lumières éteintes et un silence complet, le confinement partiel permet plus de liberté à l’intérieur du bâtiment. « Certains professeurs ont donné un cours de méditation, d’autres ont lancé un film, tandis que certains étudiants dansaient pour extérioriser leur stress », explique Mme Saha.

Néanmoins, bien que ce confinement n’a été que partiel, un tel évènement peut être anxiogène pour certains. « On ne sait jamais comment on va réagir dans une telle situation », souligne la directrice. C’est pourquoi l’établissement a mis en place des équipes de soutien dès le lundi, pour répondre aux élèves qui avaient besoin de se confier. De plus, une rencontre virtuelle a été tenue pour encourager les étudiants à parler avec quelqu’un s’ils en ressentaient la nécessité.

À l’extérieur, les policiers ont arrêté l’auteur des menaces, un jeune homme de 14 ans qui a comparu devant le juge lundi. Il est accusé de menaces, d’intimidation et de port d’armes à des fins criminelles. D’autres comparutions devront avoir lieu pour déterminer s’il est reconnu coupable et le punir.


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