Actualités

Une pétition pour autoriser les potagers dans les emprises à La Prairie

Une pétition pour autoriser les potagers dans les emprises à La Prairie
Emilie Tremblay
le 06 juin à 17:35

Plus de 500 personnes ont signé une pétition demandant à La Prairie de permettre l’aménagement d’un potager sur une emprise appartenant à la Ville.

Les emprises sont des bandes de terrains situées entre le trottoir ou la bordure de la rue et une propriété privée. Selon l’article 132 du règlement de zonage numéro 1250 de La Prairie, l’aménagement d’un potager est interdit sur les emprises, ce que cherche à renverser la pétition chapeautée par la Laprairienne Lise Bissonnette.

Elle a commencé le projet de potager pédagogique Incroyables Comestibles à l’automne 2018. Celui-ci, situé en face de chez elle, au coin des rues Gouin et Longtin à La Prairie, a été construit entièrement à l’aide des citoyens du quartier Christ-Roy. L’objectif était de permettre aux familles à faibles revenus d’avoir accès gratuitement à des fruits et des légumes frais.

Or la Ville aurait envoyé, en janvier dernier, un avis demandant à Mme Bissonnette de défaire son potager et de le remplacer par du gazon.

Le maire de La Prairie, Donat Serres, ne se dit aucunement contre le principe des jardins communautaires et urbains. « Je trouve l’idée extraordinaire, on va même agrandir les espaces des jardins communautaires de la ville et en créer d’autres l’an prochain », a-t-il affirmé.

Il soutient par contre que ceux-ci n’ont pas leur place sur les emprises municipales et qu’il pourrait y avoir des enjeux de sécurité. « Il peut y avoir du sel et d’autres produits répandus l’hiver et ça peut contaminer les légumes. »

Mme Bissonnette assure que les plantes ont besoin de minéraux, comme le calcium, pour pousser. « Je suis sûre que c’est moins dommageable que les légumes issus de monocultures retrouvés à l’épicerie qui ont été arrosés de pesticides. »

M. Serres dénote aussi la problématique de la gestion des règlements municipaux. « Comment va-t-on gérer, dans une ville de 25 000 habitants, la mise en place de tels règlements. Si quelqu’un décide de planter des fèves par exemple, comment contrôlera-t-on la hauteur maximale? »

Or, selon Mme Bissonnette, plusieurs autres villes, dont certaines avec la même population que La Prairie, comme Beloeil, permettent les potagers de façade, c’est-à-dire à l’avant des propriétés.

Le jardin est toujours en place et le sera, assure-t-elle, jusqu’à ce qu’elle reçoive une demande officielle de la Ville de le retirer.  


Laissez un commentaire

Votre courriel ne sera pas publié. Les champs obligatoires sont indiqués avec *
TVRS se réserve le droit de retirer tous commentaires considérés litigieux.