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Un projet de vitesse réduite sur la rivière Richelieu

Un projet de vitesse réduite sur la rivière Richelieu
Emilie Tremblay
le 28 mars à 14:00

Les maires de quatre municipalités situées le long de la rivière Richelieu ont déposé, conjointement avec le député de Pierre-Boucher–Les-Patriotes–Verchères, Xavier Barsalou-Duval, une demande de restriction de vitesse sur la rivière Richelieu au Bureau de la sécurité nautique (BSN).

La mairesse de Saint-Antoine-sur-Richelieu, Chantal Denis, la mairesse de Saint-Denis-sur-Richelieu, Ginette Thibault, le maire de Saint-Marc-sur-Richelieu, Michel Robert, ainsi que le maire de Saint-Charles-sur-Richelieu, Marc Lavigne, veulent instaurer un règlement qui réduirait la vitesse des embarcations à moteur et les types d’activités praticables sur une partie de la rivière, soit un tronçon de 20 km, correspondant au territoire des municipalités.

Un dossier de près de 150 pages a été déposé à ce sujet au Bureau de la sécurité nautique, une instance gouvernementale qui relève de Transports Canada.

Aucune réglementation n’est présentement en vigueur sur la rivière Richelieu et le guide de sécurité nautique de Transports Canada ne contient aucune limite de vitesse à respecter pour les embarcations à moteur. Le document suggère plutôt aux plaisanciers de « naviguer à une vitesse sécuritaire ».

Selon le député Barsalou-Duval, plusieurs citoyens et élus locaux ressentaient le besoin de réglementer davantage la circulation nautique sur la rivière par mesure de sécurité, mais les initiatives du passé n’avaient jamais vraiment fonctionné.

Le document ne spécifie pas une limite de vitesse puisque ce sera à Transports Canada de la déterminer. L’élu espère que certaines activités soient interdites dans le tronçon délimité par le document. « Certains sports nautiques, comme le wakeboard, causent davantage d’érosion sur la berge de la rivière Richelieu. Elle ne fait que 200 m de largeur, et pour éviter l’érosion créée par les vagues, il faudrait qu’elle fasse plutôt 600 m de large. »

Le processus doit passer par le Bureau de sécurité nautique, ce qui devrait prendre environ 6 mois, puis par Transports Canada pour environ 6 mois additionnels. Le député espère donc avoir une réponse d’ici début 2020.

Pour ce qui est du respect des futurs nouveaux règlements, le député assure que la Sécurité du Québec (SQ) s’est déjà engagée à mettre en place des ressources pour le faire.

Rappelons que le processus menant à ce document a commencé en 2017, à la suite de préoccupations des citoyens exprimées lors des consultations publiques organisées par Xavier Barsalou-Duval.  Le député affirme avoir ensuite pris en charge la préparation de la demande en collaboration avec les quatre municipalités, l’Association des Riverains et les Amis du Richelieu.


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