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Saint-Bruno interdit les pesticides de type néonicotinoïde

Saint-Bruno interdit les pesticides de type néonicotinoïde
Emilie Tremblay
le 25 avril à 12:00

La Ville de Saint-Bruno-de-Montarville a adopté, lors de la séance publique du conseil municipal du 15 avril dernier, un règlement interdisant l’usage de pesticides de la famille des néonicotinoïdes en milieu urbain.

Il sera désormais interdit aux citoyens d’utiliser ce type de pesticide sur la pelouse, les arbres et les arbustes. La Ville n’utilisait plus de néonicotinoïdes sur les pelouses et les végétaux depuis plus de 25 ans et cette interdiction existait déjà dans certaines zones, comme près des écoles et des garderies.

Le maire de Saint-Bruno, Martin Murray, affirme dans un communiqué que la Ville est préoccupée par le déclin des abeilles et que ce règlement fait partie d’actions qui visent à les protéger. « Un tiers des aliments retrouvés dans nos assiettes dépend de leur travail de pollinisation. Ainsi, nous croyons qu’il est important d'interdire tout néonicotinoïde en milieu urbain. Cette mesure s'ajoute aux autres actions qui ont vu le jour à Saint-Bruno visant à protéger les colonies d'abeilles : les ruches urbaines au parc du Frère-Marcel-Alary, l’hôtel à insectes au parc Duquesne et l’intégration de fleurs et arbustes favorisant les pollinisateurs sur le territoire de la ville », explique M. Murray.

Saint-Bruno affirme que cette décision s'inscrit dans le cadre de la Stratégie québécoise sur les pesticides 2015-2018 et de la modification du Code de gestion des pesticides du gouvernement du Québec, qui vise à restreindre davantage l'utilisation de pesticides. Depuis le 8 mars 2019, Québec interdit la vente et l’application de néonicotinoïdes sur les pelouses.

Les néonicotinoïdes sont des pesticides faits à base de nicotine et sont habituellement utilisés pour éloigner les parasites comme les pucerons. Or, Santé Canada a reconnu que certaines utilisations de ces produits avaient des effets négligeables sur la santé des abeilles. Plusieurs scientifiques ont aussi avancé que ceux-ci rendaient les insectes pollinisateurs plus vulnérables aux maladies et aux intempéries.

Santé Canada a d’ailleurs annoncé plus tôt en avril de nouvelles interdictions dans l’usage de ce type de pesticide : trois types ne pourront plus être pulvérisés sur certaines cultures de fruits. Ces mesures s’appliqueront d’ici deux ou trois ans.


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