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Ouellet et Lamarre dressent un «bilan catastrophique» de la session libérale

Ouellet et Lamarre dressent un «bilan catastrophique» de la session libérale
Pascal
le 21 juin à 18:50

C’est sans Bernard Drainville que les députées péquistes de la Rive-Sud, Martine Ouellet et Diane Lamarre, ont ce matin fait le constat de la dernière session parlementaire, «un bilan catastrophique» pour le parti libéral, selon elles.

Sans surprise, et comme à l’habitude, les deux députées ont critiqué pratiquement chacune des décisions prises par le gouvernement libéral au cours de la dernière session.

Elles ont bien entendu mis l’accent sur les dossiers qui touchent leur rôle respectif dans l’opposition, à commencer par Mme Ouellet qui y est allée d’une nouvelle charge contre Über, une industrie qu’elle qualifie d’«immorale, d’illégale et de déloyale».

Elle a précisé être interpellée d’autant plus que le dossier touche également les chauffeurs de taxi de Longueuil.

«Le ministre [des Transports, Jacques] Daoust nous avait promis que jamais il ne ferait deux catégories de taxi. Il a renié sa parole à travers un amendement pour les projets-pilotes», a-t-elle expliqué.

Quant au projet SLR, Mme Ouellet accuse le parti libéral d’avoir privilégié les «circonscriptions rouges» à défaut de répondre aux besoins en transport de la population.

«La Caisse de dépôt et placement refuse de rendre [les études origine-destination] publiques. C’est problématique», croit Mme Ouellet.

«C’est un projet qui sera financé en grande partie par le gouvernement […] et la Caisse dit "On n’est pas là pour répondre aux besoins de la population, on est là pour la rentabilité". Alors là, on a un problème».

Santé

De son côté, Mme Lamarre affirme que le manque de disponibilité des groupes de médecine de famille (GMF), particulièrement en ce qui concerne leurs horaires, est le principal obstacle à un système de santé plus accessible.

Elle propose aussi d’optimiser l’utilisation du personnel de la santé qui n’est pas médecin, notamment celle des super-infirmières.

«Il y a 2500 super-infirmières en Ontario, on en a 350 ici. Mais les 350 qu’on a, en plus, on ne les utilise pas à pleine capacité. On les fait toujours travailler sous la supervision d’un médecin», a critiqué Mme Lamarre.

La députée de Taillon croit également que les services de soutien à domicile devraient être davantage encouragés, et particulièrement à Longueuil, où la population est plus vieillissante qu’ailleurs dans la province.

«[Les décisions du ministre de la Santé, Gaétan Barrette,] créent toutes sortes d’injustices, d’inégalités et de dysfonctionnements. Il faut changer ça», a conclu Mme Lamarre.


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