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Longueuil met en doute les méthodes de financement du REM

Longueuil met en doute les méthodes de financement du REM
Pascal Dugas Bourdon
le 29 septembre à 15:40

L’agglomération de Longueuil remet en question les méthodes de financement utilisées pour la construction du Réseau électrique métropolitain (REM), et plus particulièrement, son principe de captation foncière. La captation foncière permettrait à CDPQ Infra d’absorber une partie de la plus-value des nouveaux développements immobiliers générés par le REM pour contribuer au financement du réseau. Dans un mémoire déposé cet après-midi lors de la séance du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE), l’agglomération insinue que la part que devront payer ses citoyens est déraisonnable. «Pourquoi est-ce que ce ne sont que les villes visées par des projets de développement immobilier qui contribueront directement au financement […] du REM? », questionne l’agglomération, qui souligne que d’autres villes situées à proximité «en bénéficieront tout autant». L’agglomération donne en exemple les municipalités du corridor de l’autoroute 116, de l’autoroute 10 vers Bromont, ou de l’autoroute 30 vers Saint-Constant qui profiteraient également de l’offre de transport, sans devoir contribuer au financement à travers une taxe foncière. L’agglomération s'interroge également sur le mécanisme qui a permis à la Caisse de dépôts et placement du Québec (CDPQ) d’établir la portion qu’occupera la captation foncière dans le financement du projet. Selon le mémoire de l’agglomération, ce revenu représente 350 millions $ pour l’ensemble des villes contributrices, soit 5 à 6 % du coût du projet. CDPQ Infra explique sa démarche CDPQ Infra n’a pas voulu directement commenter le cas de Longueuil. On assure toutefois que la captation foncière ne serait appliquée qu’aux nouveaux développements immobiliers qui se trouvent à environ 15 minutes de marche d’une station. L’idée d’utiliser ce processus pour financer le projet ne semble pas non plus coulée dans le béton, d’où la pertinence d’une consultation publique. «Des discussions se poursuivent avec les municipalités pour la mise en place de mécanismes adaptés au contexte du REM», a expliqué Jean-Vincent Lacroix, directeur des communications pour CDPQ Infra. De plus, précise-t-il, le parlement québécois doit approuver l’utilisation d’un tel mécanisme de taxation avant qu’il soit utilisé.


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