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Le SPAL lance une opération contre les distractions au volant

Le SPAL lance une opération contre les distractions au volant
Emilie Tremblay
le 29 octobre à 14:05

Une dizaine d’agents du Service de police de l’agglomération de Longueuil (SPAL) ont distribué des dépliants aux automobilistes près du métro Longueuil–Université-de-Sherbrooke, mardi matin, afin de les sensibiliser aux dangers des distractions au volant.

Les policiers se sont également rendus à d’autres intersections achalandées vers midi, pour effectuer la même opération auprès des citoyens de Brossard, Saint-Bruno-de-Montarville, Boucherville et Saint-Lambert. Ils y étaient accompagnés de piétons surreprésentés à titre de victimes d’accidents, notamment des élèves, des aînés ainsi que des personnes avec une déficience visuelle.

Cette initiative est la première étape de la campagne de sensibilisation #NonAuxDistractions, qui durera jusqu’en mars 2020. Les distractions sont la principale cause de deux accidents sur trois entraînant des dommages corporels dans l’agglomération de Longueuil. Le constat est similaire dans la province alors que cette problématique a détrôné l’alcool et la drogue au volant comme cause principale des collisions mortelles.

L’utilisation du téléphone est responsable de plus d’un accident sur quatre, y compris avec la fonction mains libres, en plus d'augmenter jusqu’à quatre fois le risque de collision. Le cellulaire n’est cependant qu’un objet d’inattention parmi d’autres. La musique trop forte, la nourriture au volant, le rouge à lèvres aux intersections, la cigarette et le changement de fréquences sur la radio haussent également les chances d’accident.  « Il y a quatre types de distractions : visuelle, manuelle, cognitive et auditive. Un geste du quotidien peut en relier plusieurs à la fois », explique la relationniste du SPAL, Marie Beauvais Lavoie.

Si la campagne vise tout d’abord les automobilistes, les piétons et les cyclistes ont aussi une responsabilité quant aux distractions. « Aujourd’hui on sensibilise le conducteur, mais le cycliste n’a pas plus le droit d’être au téléphone cellulaire ou d’être distrait [au niveau de l’ouïe]. Il doit se concentrer sur les bruits environnants pour sa sécurité et celle des autres », indique la relationniste.


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