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Bilan 2016 du plan d'action en art urbain: Longueuil est une référence

Bilan 2016 du plan d'action en art urbain: Longueuil est une référence
Aimée Lemieux
le 25 mai à 12:29

La Ville de Longueuil est une référence en matière de lutte aux graffitis indésirables ainsi qu’en art urbain, indique le bilan du plan d’action 2016 sur le sujet.

La Politique en art urbain de la Ville de Longueuil se décline en deux volets : enlever les graffitis et tags illégaux, d’une part, et reconnaître, voire valoriser l’art urbain, d’autre part.

 

Adoptée en 2014, la Politique a été conclue en 2013 entre la Ville de Longueuil et le ministère de la Culture et des Communications. Aujourd’hui, «plusieurs villes du Québec font référence à Longueuil», indique le plus récent bilan émis par la Ville.

 

Travail concerté

 

Ce sont plus de sept instances qui luttent contre les tags indésirables, notamment la Direction de la culture, du loisir et de la vie communautaire (DCLVC), le Service de police de l’agglomération de Longueuil (SPAL), les cadets policiers, la Direction des travaux publics, la Direction de l’aménagement et de l’urbanisme, la Direction des communications et des affaires publiques ainsi que Dose Culture, une entreprise d’économie sociale.

 

Le système d’enlèvement, lui, est entièrement informatisé. Lorsqu’un citoyen signale un graffiti au 311, le SPAL transmet la requête à Dose Culture, organisme chargé d’effacer le tag, puis le dossier est fermé. Les policiers, accompagnés des cadets, surveillent alors les récidives. Le processus s’effectue sur une tablette, à partir de l’application ArcGis, et dont les informations circulent en temps réel entre les différents acteurs.

 

Les secteurs priorisés

 

En 2016, les secteurs priorisés pour l’enlèvement de graffitis étaient Greenfield Park, Saint-Hubert ainsi que le Vieux-Longueuil. Tous des secteurs qui, en 2015, ont connu des surfaces importantes en matière de graffitis illégaux.

 

Or, c’est le Vieux-Longueuil qui a été particulièrement touché en 2016. Plus précisément, les endroits du Métro Longueuil, de l’aréna Butch Bouchard, de la piste cyclable Jacques-Cartier, des promenades René-Lévesque et du parc Marie-Victorin. Les surfaces effacées, qui étaient imposantes, expliquent le fléau.

 

Diminution des récidives

 

Les graffeurs prolifiques, ceux à risque de récidives et bien connus des intervenants, ne sont pratiquement pas revenus sur le territoire de la Ville de Longueuil en 2016, précise le bilan.

 

L’année dernière, également, la liste d’endroits sujets aux récidives s’est écourtée, «preuve que le plan d’action est synonyme de succès», peut-on lire dans le document.

 

Au total, neuf lieux ont disparu de cette liste.

 

Valoriser l’art urbain

 

La mise en place de murs légaux demeure une mesure incontournable pour valoriser l’art urbain et les graffitis, selon la Ville de Longueuil.

 

En ce sens, différentes fresques ont été créées en 2016. Parmi celles-ci, la Ville rappelle le succès d’une œuvre réalisée par des artistes de Dose Culture dans le cadre de la semaine des aînés, qui a d’ailleurs valu une mention dans la revue Bel âge.

 

Des citoyens, jeunes et moins jeunes, ont également pu être initiés au graffiti à quelques reprises, notamment lors de la Soirée des bénévoles Jeunesses.

 

Les graffitis, un succès à Longueuil ?

 

C’est parce que les citoyens participent activement au signalement de graffitis indésirables et aux initiatives de murs légaux que la Ville de Longueuil qualifie de «succès collectif» son plan d’action en art urbain.

 

Les tags illégaux ne disparaîtront pas, mais leur diminution est claire, dit la Ville.

 

En considérant l’art urbain comme une opportunité plutôt qu’une menace, Longueuil indique être innovatrice et proactive dans sa démarche.


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