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Usine de biométhanisation : Varennes reçoit l’aval du gouvernement

Usine de biométhanisation : Varennes reçoit l’aval du gouvernement
Pascal Dugas Bourdon
le 12 octobre à 12:20

Varennes a reçu le feu vert du gouvernement du Québec et pourra donc entamer «dans les prochaines semaines» la construction de son usine de biométhanisation, qui permettra à trois MRC d’offrir à ses citoyens le service de collecte de matières organiques. «On est très contents. C’est ce qui était attendu depuis très longtemps. Maintenant, toutes les conditions ont été respectées», s’est réjoui le maire de Varennes, Martin Damphousse, en entrevue à TVRS. Varennes, qui ne cachait plus son impatience, était en attente de ce certificat d’autorisation environnemental depuis maintenant 14 mois. La Ville doit désormais obtenir un permis de construction de sa propre administration. Une formalité, selon le maire, qui ne devrait prendre que quelques jours. «Le "timing" est parfait. On veut pouvoir compléter les fondations juste avant le gel. C’est numéro 1!», a expliqué M. Damphousse, qui parle d’un délai de livraison de 12 à 18 mois pour l’usine. Ce retard, provoqué notamment par le gouvernement du Québec, oblige Varennes à revoir ses intentions d’origine. Alors qu’on espérait, en 2014, pouvoir mettre l’usine en marche dès le début de l’année 2016, il ne sera maintenant plus possible de le faire avant 2018. Trois MRC concernées Cette usine permettra à trois Municipalités régionales de comté de mieux gérer ses déchets, soit celles de Marguerite-D’Youville, de la Vallée-du-Richelieu et de Rouville. Elles sont d’ailleurs toutes regroupées sous la Société d’économie mixte de la couronne sud (SEMECS), qui gère le projet, et regroupe 27 municipalités. «Ce qui est intéressant pour les villes, c’est de pouvoir arrêter d’enfouir de la matière [organique] qui se transforme en gaz. […] On devient un agent responsable de notre environnement», a ajouté M. Damphousse. En effet, toutes les matières organiques seront transportées à l’usine de biométhanisation, où, à la suite d’un processus de digestion de 20 jours, du gaz naturel sera produit. La SEMECS, en vertu d’une entente, vendra ensuite l’entièreté du gaz produit à son voisin, l’entreprise Éthanol Greenfield. Une partie des restes organiques servira également à la production d’un engrais naturel, a précisé la SEMECS. Pour l’instant, cet engrais est offert gratuitement aux agriculteurs, mais, si la demande est suffisante, cela pourrait être appelé à changer. Rappelons que le coût de construction de l’usine est de 59 millions $, dont 31 millions seront subventionnés par le ministère de l’Environnement. La SEMECS recevra également 2 millions $ en subvention d’un autre ministère québécois, et 2 millions $ de Varennes pour financer une voie de contournement.


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