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Usine de biométhanisation à Varennes : les travaux peuvent enfin commencer

Usine de biométhanisation à Varennes : les travaux peuvent enfin commencer
Le maire de Varennes et président de la SEMECS, Martin Damphousse. (Pascal D.B. / TVRS)
Pascal Dugas Bourdon
le 19 décembre à 15:25

Malgré plusieurs mois de retard, le maire de Varennes, Martin Damphousse, a fièrement annoncé ce matin le début des travaux qui visent la construction d’une usine de biométhanisation dans sa ville.

Cette infrastructure permettra à trois municipalités régionales de comté (MRC) de transformer leurs restes de tables en «biogaz».

M. Damphousse, qui est également président de la compagnie créée pour administrer le projet, soit la SEMECS, a parlé d’«un événement historique en matière de développement durable» pour la région.

Son de cloche similaire chez le ministre de l’Environnement, David Heurtel, de passage à Varennes pour l’événement. M. Heurtel a assuré que «ce projet permettra […] de détourner de l’élimination 35 000 tonnes de matières organiques par année.»

Toujours selon M. Heurtel, 8 500 tonnes de CO2 seront économisées annuellement grâce à ce processus. Le ministre n’a toutefois pas précisé si ce chiffre prenait en compte les gaz à effet de serre qu’émettront les camions responsables de la collecte.

Entente sur la vente

L’entièreté du gaz créé par cette usine sera achetée par le voisin d’en face, soit l’entreprise Éthanol Greenfield (EG).

M. Damphousse n’a pas précisé les détails de l’entente avec le partenaire, mais il assure que le gaz sera vendu en fonction de sa valeur marchande.

«Il y a un barème qui est fixé [pour établir le prix]. Le prix exact varie en fonction de la valeur de la molécule [sur le marché]. Le prix nous convient très bien. Mais aujourd’hui, à l’heure où on se parle, on sait que [la valeur de] la molécule de gaz est assez basse», a-t-il expliqué.

Malgré l’utilisation des restes de table de 27 municipalités, le gaz produit par l’usine ne répondra qu’à quelque 17 % de ce qu’EG a besoin pour fonctionner.

Financement et revenus

Ce projet, d’une valeur totale de 57, 8 millions $, sera financé à hauteur de 30,5 millions $ par les gouvernements provincial et fédéral.

De plus, 750 000 $ seront obtenus grâce au Fonds municipal vert, qui accordera également un prêt de 7,5 millions $.

Un emprunt commercial de 7 millions $ sera contracté à Desjardins, tandis que Biogaz EG et les MRC de Marguerite D’Youville, de la Vallée du Richelieu et de Rouville, actionnaires de la SEMECS, investiront conjointement 8 millions $.

Les profits, le cas échéant, seront redistribués aux actionnaires au prorata des parts qu’ils détiennent (33,3 % Biogaz EG, 66,7 % les MRC).

En ce qui concerne la distribution des bacs bruns dans la MRC de Marguerite-D’Youville, elle débutera en novembre prochain.

La première collecte aura lieu quelque part en 2018. 


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