Actualités

Un fromager lambertois achète une ancienne église anglicane

Un fromager lambertois achète une ancienne église anglicane
Pascal
le 17 mars à 17:00

Un fromager de Saint-Lambert a fait l’achat d’une ancienne église anglicane à la Ville afin de la restaurer et d’en faire un point de rencontre et de partage des savoirs pour les commerçants du coin.

Si le parallèle entre fromages et religion peut surprendre, le nouveau propriétaire, Max Morin-Dubois, y voit plutôt une façon de réconcilier le passé de Saint-Lambert et l’éventuel renouveau économique du quartier.

«Je regarde le vieux Saint-Lambert et je vois les 150 dernières années de la ville défiler devant mes yeux. Je vois mes ancêtres, ma grand-mère qui emprunte le tramway, a expliqué celui qui est le produit de sept générations d’artisans.

«Cette église est une pièce importante du patrimoine collectif. Il est plus que temps de la restaurer et de lui rendre ses lettres de noblesse.»

Cette église, construite en 1886, était au départ une église anglicane, puis fut convertie en temple maçonnique en 1928. Les propriétaires la vendirent en 1998, et la Ville proposa de la racheter. Dès lors, Saint-Lambert cherchait à lui redonner une vocation.

Un «incubateur à jeunes entrepreneurs»

Ce n’est pas l’ambition qui manque au projet du commerçant. En plus d’y déménager sa fromagerie qui a pignon sur rue à Saint-Lambert, M. Morin-Dubois souhaite avant tout y fonder un «incubateur à jeunes entrepreneurs».

«Je veux créer un espace où les nouveaux entrepreneurs se partageront non seulement la machinerie, mais aussi, leurs idées et leur savoir. Les producteurs paient un abonnement et profitent de l’espace pour créer et échanger.»

Max Dubois est le nouveau propriétaire de cette ancienne église.                                    

PASCAL DUGAS BOURDON/TVRS

L’environnement est aussi au centre du projet du fromager. Il compte s’assurer que son usine laisse une empreinte écologique aussi faible que possible.

«Prenez par exemple les compresseurs utilisés pour la réfrigération. En utilisant la chaleur qui émane de ces derniers, il est possible de chauffer l’eau qui elle alimentera en chauffage l’édifice», a expliqué le Lambertois.

Il compte aussi utiliser les arbres abattus en raison de l’agrile du frêne pour construire et rénover le bâtiment, une autre façon de réduire sa consommation. «Aujourd’hui, on a plus d’autres choix que de construire de manière responsable.»

La première pelletée de terre devrait avoir lieu dès septembre, tandis que la boutique et l’atelier pourraient ouvrir à l’automne suivant.


Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *
TVRS se réserve le droit de retirer tous commentaires considérés litigieux.