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Stéphane Bergeron quitte son poste de critique en matière de sécurité publique

Stéphane Bergeron quitte son poste de critique en matière de sécurité publique
Pascal Dugas Bourdon
le 03 novembre à 11:40

Le député de Verchères, Stéphane Bergeron, a annoncé ce matin qu’il quittait ses fonctions de porte-parole de l’opposition en matière de sécurité publique au sein du cabinet fantôme du Parti québécois.

M. Bergeron a indiqué, lors d’une conférence de presse, être devenu «malgré lui une distraction» pour la mise en place de mesures qui feraient la lumière sur l’espionnage de journalistes par la police.

La source de ce malaise remonte à septembre 2013.

À cette époque, le président de la FTQ, Michel Arsenault, s’était plaint par écrit à M. Bergeron, alors ministre de la Sécurité publique, car il affirmait que des journalistes avaient eu accès à des transcriptions de la surveillance dont il faisait l’objet par la police.

M. Bergeron a ensuite contacté le directeur général de la SQ, Mario Laprise, pour lui signifier ses interrogations. Une enquête a été lancée par la SQ, laquelle, on le sait maintenant, a impliqué l’obtention du registre téléphonique de six journalistes. M. Bergeron a formellement nié, ce matin, avoir demandé à M. Laprise qu’une enquête soit déclenchée.

«Ce qui me mortifie, c’est qu’on ait pu laisser entendre que j’avais quoi que ce soit à voir avec le fait qu’on ait épluché les registres d’appels des journalistes», a expliqué M. Bergeron, ce matin.

Le député de Matane-Matapédia, Pascal Bérubé, assurera la fonction de critique en matière de sécurité publique.

Peu après l’annonce du député de Verchères, Québec a annoncé la tenue d’une commission d’enquête pour faire la lumière sur l’espionnage des journalistes par la police.


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