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Séance extraordinaire réclamée par l'opposition : aucun élu ne se présente

Séance extraordinaire réclamée par l'opposition : aucun élu ne se présente
Aimée Lemieux
le 20 juin à 10:00

La mairesse Sylvie Parent annonçait la semaine dernière la suspension de toutes les commissions locales de la Ville de Longueuil. En réponse à cette décision, les élus de l’opposition ont demandé à Mme Parent de convoquer une séance extraordinaire, prévue le mercredi 20 juin. Aucun de ces élus ne s’est toutefois présenté à la séance.

 

Différents éléments étaient à l’ordre du jour à l’hôtel de ville de Longueuil, mercredi matin, comme le statut et l’horaire des commissions. Rien n’a finalement été abordé.

 

« La majorité des élus du conseil ont demandé à la mairesse de tenir une assemblée extraordinaire le 26 juin. La mairesse a plutôt unilatéralement fixé la séance pour le 20 juin sans s’assurer de la disponibilité de l’ensemble des élus à cette importante séance », fait savoir le cabinet de l’opposition officielle dans un communiqué.

 

Comme certains conseillers de l’opposition étaient indisponibles le 20 juin, l’ensemble des élus de l’opposition a « solidairement » choisi de ne pas se présenter. La séance est donc ajournée à jeudi 13h.

 

Suspension des commissions

 

La mairesse a mis fin aux commissions la semaine dernière, expliquant que l’administration municipale est débordée par les multiples mandats qui lui sont remis. C’est un « problème d’efficacité » qui a motivé ce choix.

 

Il s’agit toutefois d’une suspension temporaire, a pris soin de préciser la mairesse. Les travaux devraient reprendre « dans quelques jours ou quelques semaines », le temps de « rétablir l’ordre » dans les mandats et les dossiers.

 

Motion de blâme et motion de non-confiance

 

L’opposition officielle a vivement réagi à l’annulation des commissions locales, un geste « inacceptable » et un « affront à la démocratie ».

 

C’est en ce sens qu’une motion de blâme a été déposée à l’endroit de Sylvie Parent. Il s’agit d’une sanction morale, d’un avertissement.

 

Le président du conseil, Jonathan Tabarah, a lui aussi été l’objet d’une motion, celle-ci de non-confiance. En signant la motion de blâme, l’élu « n’a pas été neutre » comme l’oblige pourtant son rôle de président, indique Sylvie Parent, qui a déposé cette motion.

 

Si ces deux motions sont adressées à des instances supérieures, comme la Commission municipale du Québec (CMQ), des sanctions pourraient ultimement être imposées.


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