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Possibles irrégularités dans la vente d’un terrain: l’UPAC se penche sur Brossard

Possibles irrégularités dans la vente d’un terrain: l’UPAC se penche sur Brossard
Pascal Dugas Bourdon
le 08 septembre à 12:30

L’administration du maire de Brossard, Paul Leduc, marche encore une fois sur des charbons ardents : l’Unité permanente anticorruption (UPAC) se penche sur de possibles irrégularités entourant la vente d’un terrain effectuée en 1999, a rapporté ce matin la journaliste de La Presse, Kathleen Lévesque. À cette époque, la Ville de Brossard a vendu sans appels d’offres un terrain de golf de six millions de pieds carrés pour moins de 2,1 millions $, alors que l’évaluation foncière établissait la valeur du lot à 3,5 millions $. Toujours selon le quotidien montréalais, le nouveau propriétaire et promoteur immobilier est parvenu à revendre des parcelles du terrain 36 fois plus cher. On y retrouve aujourd’hui une partie du quartier résidentiel du secteur C. L’UPAC s’intéresserait également au fait que l’an dernier, la Ville a racheté une partie du terrain au coût de cinq millions $ pour y construire une école primaire, soit plus de 70 fois sa valeur initiale. Les enquêteurs en seraient «à l'étape de la vérification et de la validation de renseignements», ce qui précède à l’occasion une enquête formelle. Peu d’intéressés, selon le maire Selon M. Leduc, «il aurait été peu probable qu’un [autre] acheteur se manifeste» à l’époque pour l’achat de ce terrain, parce qu’il était enclavé et qu'Il nécessitait des investissements  importants pour répondre aux normes de l’immobilier. Le maire est d’ailleurs toujours convaincu qu’il s’agissait là de la meilleure décision pour la Ville et pour son développement. Une opinion qui a fait sourciller la conseillère indépendante Doreen Assaad. «Je suis littéralement tombée en bas de ma chaise! C’est vraiment désolant de voir encore Brossard faire les manchettes [sous un jour] négatif», a d’abord confié Mme Asssaad à TVRS. «Je ne peux pas commenter la transaction en détail puisque j’ai été élue en 2009, mais pour moi, il aurait fallu aller en appel d’offres. L’argument du maire ne tient pas la route», a-t-elle ajouté. Elle se dit d’ailleurs «convaincue» qu’au moins une dizaine de promoteurs auraient souhaité faire l’achat de ce terrain, ce qui aurait pu faire monter le prix de la vente, au bénéfice de la Ville. «Le fait que le terrain ait été vendu de gré à gré est très questionnable. […] Le maire doit se questionner quant à son habileté et sa crédibilité pour gérer la Ville», a conclu Mme Assaad.


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