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Portrait social de Saint-Hubert : jeunes familles et personnes seules

Portrait social de Saint-Hubert : jeunes familles et personnes seules
Emilie Tremblay
le 01 octobre à 15:05

Le Comité vigilance de Développement social Saint-Hubert (DSSH) a dévoilé, mardi matin, le Portrait social de l’arrondissement Saint-Hubert, un document renfermant des données sur la réalité de ses habitants.

Au total, ce sont 250 personnes qui, grâce à des rencontres et des activités de consultation, ont indiqué les forces, les faiblesses et les principaux enjeux de l’arrondissement. Le Portrait social regroupe également des données démographiques et socioéconomiques de Statistique Canada datant de 2006 et 2016.  

Plusieurs éléments ressortent de ce portait, notamment l’importante proportion des familles et des personnes vivant seules dans Saint-Hubert. En effet, les jeunes familles représentent 43,6 % des ménages de l’arrondissement, soit la proportion la plus élevée de l’agglomération de Longueuil.

Quant aux personnes vivant seules, le phénomène s’est accentué dans les dix dernières années, alors que 8925 citoyens vivaient seuls en 2016, contre 6660 en 2006. Cette tendance est particulièrement marquée chez les 65 ans et plus alors qu’une personne sur quatre de ce groupe d’âge habite seule.

Le revenu moyen après impôts de Saint-Hubert est le plus élevé de Longueuil, avec une moyenne de 66 934 $. La quasi-totalité des secteurs de l’arrondissement affiche des revenus plus élevés que cette moyenne, à l’exception du secteur Laflèche, avec une moyenne se situant à 51 845 $. Ce secteur est d’ailleurs cité à plusieurs reprises dans le document, notamment en ayant la plus haute proportion de la population qui vit sous le seuil du faible revenu, soit 14 % et la plus haute proportion de locataires, soit 47 %.

En termes de scolarité, le nombre de personnes âgées de 25 ans et plus n’ayant aucun certificat, diplôme ou grade a diminué en dix ans. Le taux est passée de 23 % en 2006 à 18 % en 2016.

Parmi les enjeux importants dénotés par les citoyens, l’accès inégal aux commerces de proximité, dont les épiceries, dans les zones de Bienville, Laflèche, Maricourt et Laurendeau, et l’accès à une mobilité durable. Moins d’un citoyen de Saint-Hubert sur quatre se déplace à pied, en vélo ou en transport en commun pour se rendre au travail alors que la proportion dans les autres arrondissements dépasse 30 %.

Avec les informations récoltées dans ce portrait, le DSSH pourra désormais prioriser certains enjeux et s’assurer que des actions collectives sont posées par les organismes participants. Pour Aurélie Condrain-Morel, directrice générale du Centre d’action bénévole de Saint-Hubert et membre du DSSH, cela évite aux organismes de travailler en silo. « Dans le développement social, on travaille ensemble vers un objectif commun. On n’est pas chacun dans nos objectifs à déposer des projets pour le même enjeu », explique-t-elle.

Selon Mme Condrain-Morel, ces données pourront aussi être utilisées par la Ville de Longueuil afin de les orienter sur certains projets dans l’arrondissement.


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