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Plus d’un adulte sur deux en surplus de poids en Montérégie

Plus d’un adulte sur deux en surplus de poids en Montérégie
Emilie Tremblay
le 04 avril à 11:15

Selon les données de 2014-2015 de l’Institut de la statistique du Québec, environ 55 % des adultes montérégiens vivent avec un surplus de poids, soit 576 700 personnes.

Selon le bulletin d’information de la Direction de la santé publique, Périscope, les hommes sont plus nombreux que les femmes à faire de l’embonpoint, alors que les 64 % des Montérégiens sont en surpoids contre 45 % des Montérégiennes. Les hommes en Montérégie sont aussi proportionnellement plus nombreux à être obèses que la moyenne de la province.

L’embonpoint augmente aussi avec l’âge chez les deux sexes : il est deux fois plus élevé chez les 25 à 44 ans que chez les 18 à 24 ans. Passé 45 ans, sept hommes sur dix ont un surplus de poids, comparativement à la moitié des femmes du même âge.

Ce phénomène a crû de manière importante dans les 30 dernières années, la population en surpoids passant de 35 % à 52 % au Québec entre 1987 et 2014. Elle semblerait par contre se stabiliser depuis le début des années 2000, mais la proportion de gens obèses demeure préoccupante selon Périscope.

L’embonpoint, particulièrement l’obésité, est considéré comme un problème majeur de santé publique. Il s’agit d’un facteur de risque important pour plusieurs maladies en plus de diminuer le bien-être psychologique.

La prévention du surplus de poids se fait à l’aide d’habitudes de vie saines, comme une alimentation équilibrée comprenant peu d’aliments ultra-transformés, la restriction de la consommation d’alcool et de boissons sucrées et la pratique régulière d’activités physiques.

Une étude publiée dans le magazine scientifique The Lancet cette semaine a d’ailleurs dévoilé que 22 % des décès à travers le monde en 2017 étaient dus à une mauvaise alimentation. La principale cause était les maladies cardiovasculaires, responsables de 90 % des décès, suivies par le cancer et le diabète de type 2.

L’étude constate que les carences en noix, graines, lait et céréales complètes et la surconsommation de boissons sucrées, de viande transformée et de sel sont des facteurs de risques importants.  

Les chercheurs admettent par contre que le lien entre l’alimentation et les décès n’est peut-être pas aussi clair que celui d’autres facteurs de risques comme le tabac. 


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