Actualités

Pas d’usine de biométhanisation à Longueuil : Les matières organiques seront envoyées à Varennes

Pas d’usine de biométhanisation à Longueuil : Les matières organiques seront envoyées à Varennes
Emilie Tremblay
le 15 février à 14:10

L’agglomération de Longueuil a fait une croix définitive vendredi matin sur le projet d’avoir sa propre usine de traitement des matières organiques. Les élus des cinq villes liées ont annoncé un investissement de 44 millions de dollars pour l’agrandissement de l’usine de biométhanisation de la Société d’économie mixte de l’est de la couronne sud (SÉMECS), située à Varennes.

 

L’entente, d’une durée de 40 ans, prévoit que la SÉMECS fasse la collecte et la transformation des matières organiques de tous les citoyens de l’agglomération, ce qui équivaut environ à 35 000 tonnes par année à partir de 2023. La SÉMECS partagera les frais d’exploitation avec l’agglomération de Longueuil, mais bénéficiera aussi de la vente du biogaz issu de la biométhanisation.

 

Le projet a été recommandé par le comité exécutif d’agglomération le 30 janvier dernier et sera présenté pour adoption lors de la séance du conseil de l’agglomération de Longueuil, le 21 février prochain.

 

Selon la mairesse Sylvie Parent, il s’agit d’une entente bénéfique pour les deux partis puisqu’elle permet à l’agglomération d’éviter la construction d’une usine plus coûteuse. En 2010, la Ville de Longueuil avait estimé que le projet coûterait environ 70 millions de dollars, mais après avoir observé les coûts exploser dans des projets similaires notamment à Montréal, elle s’est ravisée. Mme Parent souligne aussi la possibilité d’obtenir jusqu’à 18,6 millions de dollars en subventions gouvernementales pour le projet.

 

Quant aux bacs bruns, ce seront des petits formats, pour éviter que les citoyens y mettent des feuilles mortes et des branches, matières qui ne sont pas acceptées à l’usine. L’agglomération a fait une demande au gouvernement pour financer les bacs à une hauteur de 100$ par bac, ce qui éviterait de mettre davantage de poids financier sur le dos des citoyens.

 

En attendant la construction des nouvelles installations, les villes liées pourront tout de même envoyer 15 000 tonnes annuellement à l’usine, et ce dès la signature de l’entente. Cela évitera donc à Longueuil d’envoyer les matières organiques produites par les 13 000 participants du projet pilote actuel en Ontario.

 

Pour le maire de Varennes et président de la SÉMECS, Martin Damphousse, l’agrandissement de l’usine ne comporte pas de dérangements supplémentaires pour les citoyens de sa municipalité. Il affirme que deux routes, le chemin de la baronnie ainsi que la montée de la baronnie, avaient été construites dans le but d’éviter le passage des camions dans le centre-ville de Varennes.

 

Rappelons qu’en vertu de la Politique québécoise de gestion des matières résiduelles et du Plan métropolitain de gestion de matière résiduelle, toutes les municipalités du Québec devront cesser d’envoyer les matières organiques à l’enfouissement, et ce, à partir du 31 décembre 2022.


Laissez un commentaire

Votre courriel ne sera pas publié. Les champs obligatoires sont indiqués avec *
TVRS se réserve le droit de retirer tous commentaires considérés litigieux.