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Les wagons DOT-111 ne transitent plus par la Rive-Sud

Les wagons DOT-111 ne transitent plus par la Rive-Sud
Pascal Dugas Bourdon
le 01 novembre à 13:00

Le secrétaire parlementaire au ministre de la Sécurité publique et député fédéral de Montarville, Michel Picard, se dit «encouragé» par le retrait des wagons DOT-111, qui, jusqu’à la nuit dernière, étaient utilisés pour transporter du pétrole brut sur la Rive-Sud, comme ailleurs au pays.

M. Picard avait justement déposé une pétition, au printemps dernier, qui visait à retirer ces wagons le long du corridor ferroviaire Saint-Lambert–Sorel-Tracy.

«Le gouvernement du Canada reconnaît l’importance de protéger les Canadiens et les collectivités installées le long des corridors ferroviaires. C’est la raison pour laquelle nous avons pris des mesures concrètes pour renforcer la sécurité du transport des marchandises dangereuses», s’est réjoui M. Picard.

Le gouvernement canadien a retiré ces wagons six mois plus tôt que l’avait recommandé le Bureau de la sécurité des transports du Canada (BST).

Ils ont été remplacés par un wagon-citerne plus résistant, soit le TC-117.

Alerte Pétrole Rive-Sud reste sur ses gardes

De son côté, l’organisme Alerte Pétrole Rive-Sud (APRS) a salué la décision du gouvernement, même si on aurait aimé voir ces wagons retirés plus rapidement.

André Lafrance, porte-parole de APRS, a tenu à préciser que, malgré le retrait des DOT-111, le risque d’accident n’est pas nul pour autant.

«On sait très bien que le remplacement des wagons n’assure pas une sécurité à toute épreuve», a précisé M. Lafrance.

Il croit d’ailleurs que le fond du problème n’est pas exploré, c’est-à-dire le transport du pétrole lui-même, par train ou par pipeline. Le porte-parole a d’ailleurs souligné que le transport du pétrole issu des sables bitumineux, qui transite toujours sur la Rive-Sud, est «plus explosif» que le pétrole brut traditionnel.

«Et ça reste plus dangereux que de transporter du blé», a imagé M. Lafrance, qui souhaite mettre l’accent sur le développement de sources d’énergie alternative.

Le gouvernement canadien «se traîne les pieds»

La porte-parole en matière de transport au Parti québécois et député de Vachon, Martine Ouellet, accuse pour sa part le gouvernement canadien de «s’être traîné les pieds» dans le dossier des wagons DOT-111.

«Le six mois est mieux que rien, mais c’est loin d’être suffisant», reproche Mme Ouellet.

«De plus, le gouvernement canadien est silencieux en ce qui concerne le transport des autres matières dangereuses par DOT-111, qui, selon les dates initiales, se poursuivra jusqu’en 2025», a-t-elle précisé.

La députée de Vachon a également mis l’accent sur la question de l’entretien des rails qui, selon elle, est toujours «déficient».

Rappelons que les wagons DOT-111, impliqués dans la tragédie ferroviaire de Lac-Mégantic qui a tué 47 personnes, avaient été jugés trop fragiles par le BST, au terme de son rapport sur l’accident.


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