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Les pompiers de Sainte-Julie facilitent le déplacement de personnes obèses

Les pompiers de Sainte-Julie facilitent le déplacement de personnes obèses
Aimée Lemieux
le 12 novembre à 16:00

Les personnes souffrant d’obésité morbide ou de mobilité très restreinte peuvent compter sur l’Unité de soutien technique (UST), une cellule de pompiers julievillois qui se charge de leur déplacement sur le territoire du CISSS de la Montérégie-Centre.

Lancé en 2014, le service était alors une première au Québec. D’autres municipalités, comme Cowansville et Saint-Lazarre, l’offrent désormais.

Les pompiers de Sainte-Julie, tous formés pour ces déplacements, ont effectué quelque 120 interventions entre 2014 et 2018. Cette année seulement, ils ont procédé à 70 évacuations, preuve que le service est en demande.

« C’est une équipe qui est vraiment cruciale. Notre clientèle est à risque, fragile, et on doit la traiter avec humanisme. Le besoin est vraiment là », explique Daniel Perron, le directeur du Service de sécurité incendie de Sainte-Julie.

« Non seulement la population en général est en surpoids et qu’on aide ces personnes-là, mais on aide aussi nos ambulanciers, qui sont tous vraiment enchantés par nos services. Tout est fait mécaniquement, alors on aime dire qu’on sauve des dos! », dit-il également.

L’équipe dispose d’un lève-personne d’une capacité de 600 livres, de toiles bariatriques et d’outils pour évaluer la structure des bâtiments.

« Nos interventions demandent de la planification; on doit évaluer l’endroit où se trouve le patient. Nos pompiers sont formés pour amener des changements à la structure de la bâtisse, si on doit la solidifier, par exemple. Souvent les chambres sont très étroites, les passages et les portes ne sont pas adaptés, alors ça demande des ajustements », relate le pompier.

En renfort

Lorsque les ambulanciers arrivent sur place, une évaluation de l’état de santé est d’abord faite. L’Unité de soutien technique est appelée ensuite, et procède à son tour à l’évacuation du patient. Une seule intervention peut prendre de deux à trois heures.

« La première question qu’on se pose c’est : est-ce que la personne va pouvoir passer au travers de ce processus-là? On parle d’une personne humaine, atteinte dans sa santé, qui est aussi amoindrie dans sa dignité », indique Daniel Perron.

Tout en étant appelés à faire preuve de débrouillardise, de finesse et de professionnalisme, les pompiers sont parfois confrontés à des scènes troublantes. « Ce n’est pas du tout comme un incendie. On est vraiment sorti de notre zone de confort, on est confronté à la misère humaine », commente-t-il.

Cela dit, certaines interventions se « passent très bien », nuance le pompier. « Ça demande toujours une certaine adaptation, mais c’est dans la nature de notre travail ».


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