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Les commissions scolaires demandent au gouvernement de reculer sur le projet de loi no 40

Les commissions scolaires demandent au gouvernement de reculer sur le projet de loi no 40
Emilie Tremblay
le 12 novembre à 12:05

Le Regroupement des commissions scolaires de la Montérégie a activement manifesté son désaccord avec le projet de loi no 40, qui éliminent l’existence des commissions scolaires.

Depuis la semaine dernière, et jusqu’au 13 novembre, ont lieu les audiences publiques sur le projet de loi et plusieurs commissions scolaires de la Montérégie y ont déposé des mémoires demandant au gouvernement de reculer.

Parmi les arguments mis de l’avant par celles-ci, l’absence de preuves que cette réforme améliorera le taux de réussite des élèves. Dans son mémoire, la Commission scolaire des Grandes-Seigneuries (CSDGS) souligne que depuis les cinq dernières années, son taux de diplomation et de qualification s’est amélioré de 9,6 %. Même constat à la Commission scolaire des Patriotes (CSP), qui a aussi vu une croissance de son taux de diplomation de près de 8 % en 6 ans.

La CSGDS indique cependant être en accord avec le gouvernement sur la problématique du faible taux de participation aux élections scolaire, mais soutient que le projet de loi n’apporte aucun changement favorisant ce processus démocratique. Le gouvernement, soutient-elle, devrait plutôt faire la promotion du réseau d’éducation public et trouver des solutions pour accroître la participation démocratique des citoyens.

La CSP s’attaque également à l’argument de l’économie du coût des élections scolaires, soutenant qu’elles représenteraient moins de 0,077 % du budget annuel total, soit environ 270 000 $. « Il est pour le moins étonnant qu’un gouvernement élu démocratiquement estime qu’un autre palier démocratique doive disparaître, dans le but de réaliser une économie aussi minime », soutient-elle.

La future composition des conseils d’administration des centres de services scolaires (qui remplaceraient les commissions scolaires) est aussi critiquée. Les administrateurs seraient élus par les parents siégeant au conseil d’établissement. La CSP y voit un potentiel pour certains individus de faire avancer leurs propres intérêts plutôt que celui des élèves, puisqu’ils ne seront plus imputables à la population.

Le gouvernement a défendu sa réforme soutenant qu’elle permettra de réduire la bureaucratie et de dégager des économies d'environ 45 millions de dollars sur quatre ans, en plus d’assurer « une gestion optimale des ressources qui sont investies dans le réseau scolaire public ».

Rappelons que selon le projet de loi, le mandat des commissaires scolaires actuels se termine le 29 février 2020.


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