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Le journal Point Sud poursuit ses activités, mais la situation est précaire

Le journal Point Sud poursuit ses activités, mais la situation est précaire
Aimée Lemieux
le 08 juin à 14:00

Bonne nouvelle pour le journal communautaire Point Sud, qui a presque dû mettre la clé dans la porte la semaine dernière : un nouveau conseil d'administration a été composé, ce qui signifie que les activités pourront se poursuivre. Cela n'assure toutefois pas sa pérennité, nuance Pierre Turbis, directeur de l'information.

Faute de volontaires, le journal Point Sud a été dans l’impossibilité de renouveler son conseil d’administration le 30 mai dernier, lors de l’assemblée générale annuelle. Il s’agissait d’un critère essentiel afin de toucher la subvention de 9000$ du ministère de la Culture et des Communications.

En lançant un véritable cri du cœur sur les réseaux sociaux pour la survie de son journal, Pierre Turbis a généré un élan de solidarité, si bien qu’environ 70 personnes se sont présentées à la seconde assemblée générale annuelle, ce qui a permis de constituer un conseil d’administration complet.

Celui-ci compte notamment la directrice générale du Musée de la femme de Longueuil, Lydie Olga Ntap, comme présidente.

Les activités se poursuivent, mais pour combien de temps?

Même si M. Turbis se réjouit de cette issue, celui-ci rappelle que la « situation économique » du journal demeure précaire : chaque édition est déficitaire. « Une édition coûte 5000$ à produire et nous recevons 3000$ à 3500$ en revenus publicitaires, donc à chaque publication, nous sommes en déficit d’environ 1000$ à 1500$ », explique-t-il.

Par ailleurs, les coffres du journal sont à sec : le média communautaire enregistre une dette d’environ 52 000$, souligne le directeur de l’information.

Si l’aide financière gouvernementale assure la poursuite des activités pour les prochaines semaines, tout au plus les prochains mois, cela n’est en rien une garantie pour l’avenir de Point Sud.

« Dès la semaine prochaine, le nouveau conseil d’administration devra se pencher sur différents dossiers, comme trouver du financement, de nouveaux collaborateurs et solliciter du membership », signifie Pierre Turbis, rappelant que cette tentative en est une de « dernière chance ».

 


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