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La tournée du FRAPRU s'arrête en Montérégie

La tournée du FRAPRU s'arrête en Montérégie
Aimée Lemieux
le 29 septembre à 10:33

Les besoins en matière de logements sur la Rive-Sud sont méconnus, pourtant, ils sont urgents. Voilà le principal constat tiré de la tournée pour le droit au logement, qui s’est arrêtée hier à Longueuil, pilotée par le Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU).

«La situation des locataires en milieu rural est méconnue, mais, même s’ils sont moins nombreux, leurs besoins de logements décents sont urgents. Dans les villes de la Rive-Sud aussi, il y a de la pauvreté, même si elle fait moins parler que sur l’île de Montréal», indique Steve Dupuis, directeur du Comité logement Rive-Sud.

 

La tournée pour le droit au logement, qui se traduit par une série d’audiences populaires, met en lumière des témoignages de personnes mal-logées de différentes municipalités.

 

Débourser la moitié de son revenu pour se loger

 

Le coût du logement, qui amène à la précarité dans certains cas, «s’explique par la faiblesse du revenu», dit Marie-Ève Bouchard, organisatrice communautaire à La Maison La Virevolte. L’état de précarité est une situation particulièrement inquiétante pour les femmes âgées, lance-t-elle également.

 

«Parmi les ménages locataires de Longueuil, chez les 75 ans et plus, quand c’est un homme qui est le principal soutien financier, 53% d’entre eux doivent consacrer la moitié et plus de leur revenu pour se loger et quand c’est une femme, cette proportion monte à 65%», précise à cet effet Madame Bouchard.

 

Besoin urgent en matière de logement social

 

8 480 ménages locataires déboursent actuellement «plus de la moitié de leur revenu pour se loger ; ils ont besoin d’un logement social maintenant», indique le communiqué émis par le FRAPRU.

 

Or, selon l’organisme, il ne s’est réalisé que 3200 logements sociaux en 20 ans, en Montérégie.

 

Le Front d’action populaire en réaménagement urbain et ses membres de la Montérégie demandent au gouvernement du Québec «de donner un grand coup en finançant 50 000 nouveaux logements sociaux en 5 ans», conclut le document.


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