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Itinérance dans Marguerite D’Youville : un phnomène «moins marginal que prévu»

Itinérance dans Marguerite D’Youville : un phnomène «moins marginal que prévu»
Pascal
le 07 avril à 16:25

Une étude menée par la professeure Sue-Ann MacDonald de l’Université de Montréal confirme que l’itinérance n’est pas un phénomène réservé à la métropole québécoise et qu’il touche également la Rive-Sud, quoique différemment de Montréal.

En tout, les chercheuses ont répertorié près de 100 cas d’itinérance dans la MRC de Marguerite-D’Youville, dans des données qualifiées par les auteures de «très parcellaires».

«Il est pertinent de rappeler que ce chiffre n’est sûrement pas représentatif de tous les cas de personnes en itinérance considérant le nombre de sources limitées pour les statistiques internes», précisent les auteures, qui sous-entendent ainsi que le problème est sans doute plus important que le laissent entendre les statistiques.

L’étude permet également de comprendre que plusieurs personnes sont à risque d’itinérance dans la MRC, et donc qu’elles pourraient se retrouver sans domicile fixe au cours des prochaines années.

Une itinérance «cachée»

Jean-François Lessard, l’agent de développement de la Corporation communautaire de Marguerite-D’Youville qui a coordonné le projet, croit que l’itinérance a un visage différent sur la Rive-Sud.

«Si parfois on croise quelqu’un sur un vélo chargé de \"stock\" ou qui marche au bord de la route […] c’est peut-être une personne démunie qui n’a pas d’autre moyen de se déplacer au bureau d’Emploi-Québec ou aller rendre visite à un parent pour avoir un repas chaud», précise-t-il.

Un autre témoignage, celui-là recueilli dans l’étude, tend à corroborer les dires de M. Lessard.

«L’itinérance est souvent cachée: Habite chez la grand-mère, puis revient au Centre d’action bénévole (CAB) une autre fois, habite chez un ami, puis revient au CAB, habite chez un autre ami… C’est une itinérance cachée», explique dans l’étude une intervenante au CAB de Contrecoeur, dont le nom n’est pas révélé.

Le rapport souligne d’ailleurs que les sans-abri de la Rive-Sud investissent énormément d’énergie dans leurs déplacements, comme les ressources d’aide sont souvent situées loin les unes des autres.

L’étude a été dévoilée mardi soir à la maison des jeunes de Varennes. Elle a été réalisée à l’aide de ses partenaires du CISSS Montérégie-Est, de la Maison des jeunes de Varennes, du Carrefour pour Elle, de l’Abri de la Rive-Sud et de la Table itinérance Rive-Sud

Rapellons que la MRC de Marguerite D’Youville couvre les municipalités de Varennes, Sainte-Julie, Verchères, Saint-Amable, Calixa-Lavallée et Contrecoeur.

Par ailleurs, la population est invitée à assister à un grand colloque sur la question de l’itinérance le 18 mai prochain, de 8h30 à 18h, au Centre communautaire de Verchères.


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