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Inclure les milieux hôteliers pour contrer l’exploitation sexuelle

Inclure les milieux hôteliers pour contrer l’exploitation sexuelle
Emilie Tremblay
le 28 mai à 10:50

La collaboration entre les policiers, les milieux hôteliers et les services de transport est au cœur d’un nouveau programme de lutte contre l’exploitation sexuelle instauré par le Service de police de l’agglomération de Longueuil (SPAL), le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) et le Service de police de Laval.

Le programme, intitulé RADAR (repérer, agir, dénoncer, aider et rétablir), vise à sensibiliser les acteurs de ces milieux à la détection et à la dénonciation des situations d’exploitation sexuelle.

Selon le SPAL, les proxénètes se servent couramment des hôtels et des hébergements temporaires pour y faire travailler les victimes dans l’anonymat et des services de transport de personne pour les déplacer. Les hôtels fournissent également un éventail de services à la clientèle pour les proxénètes.

Le Réseau de transport de Longueuil (RTL) en partenariat avec le SPAL, offrait déjà à ses nouveaux chauffeurs une formation sur l’exploitation sexuelle depuis 2007. Selon le porte-parole du SPAL, Ghyslain Vallières, ceux-ci parcourent chaque rue de l’agglomération et voient les routines des usagers, mais aussi les situations anormales dans certaines rues ou certains quartiers.  « Ça nous permet d’avoir des yeux partout », explique-t-il.

RADAR offre aux partenaires participants des fiches de renseignements sur les signes à reconnaître pour détecter la traite de personne, et ce, en fonction des tâches des différents employés et de leur proximité avec les victimes.

Celles-ci permettent entre autres de détecter des comportements communs, autant chez les proxénètes et les clients que chez les victimes. « La fille qui arrive dans un hôtel pour rejoindre la chambre d'un client, mais qui n’a pas de carte d’accès pour l’ascenseur peut démontrer un comportement évitant. Elle ne voudra pas se rendre à la réception parce qu’elle sait qu’elle est intruse. Quand le client descend, le bonjour va possiblement être froid. Le personnel à la réception peut aussi détecter d’autres détails : l’absence de bagages de la fille, ses vêtements, la différence d’âge. Ensuite, il faut aussi savoir quoi faire avec la situation, on n’appelle pas nécessairement toujours le 911 », explique l’agent Vallières.

Les policiers offrent aussi des séances de sensibilisation afin de détecter les signes et savoir quelles actions poser lorsqu’ils sont détectés.


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