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Des citoyens mis à la porte du conseil d’agglomération de Longueuil

Des citoyens mis à la porte du conseil d’agglomération de Longueuil
Emilie Tremblay
le 15 novembre à 10:55

Le conseil d’agglomération de Longueuil a été assez mouvementé, jeudi, alors que plusieurs citoyens se sont fait montrer la porte pour avoir posé des questions sur l'Aéroport Montréal Saint-Hubert Longueuil (AMSL).

Le président du conseil d’agglomération de Longueuil, Éric Beaulieu, a coupé le micro d’un citoyen et demandé à trois autres de quitter les lieux après que ceux-ci soient intervenus sur l’enjeu du bruit dans la zone aéroportuaire.

M. Beaulieu a répété à plusieurs reprises que l’aéroport n’est pas une responsabilité touchant le conseil d’agglomération, et que ceux-ci devraient plutôt acheminer leurs questions à leur conseiller municipal. Plusieurs citoyens se sont quand même rendus au micro pour poser des questions et commenter le sujet, et d’autres le faisaient directement dans la salle.

La conseillère de Longueuil, Monique Bastien, s’est portée à la défense du président du conseil d’agglomération de Longueuil soutenant que les citoyens insultaient les élus.  « Il n’y a personne d'assis autour de la table qui ne veut pas écouter. Mais de là à se faire insulter et se faire cracher des injures au visage, il y a des limites », a-t-elle martelé.

La présidente du Comité anti-pollution des avions de Longueuil (CAPA-L), Johanne Domingue, a déploré le manque d’écoute des élus de Longueuil. « On est ici pour une raison, parce qu’on n’a pas d’écoute de notre mairesse. Elle s’est complètement dissociée de la problématique », a-t-elle affirmé.

Richard Gélineau, un citoyen de Longueuil, a aussi témoigné du manque de quiétude due au bruit des avions. « Est-ce qu’il va y avoir une intervention, quelque chose qui va être fait pour qu’il y ait un couvre-feu la nuit, le soir, pour que nous puissions bien dormir? », a-t-il demandé.

Une pétition, signée par plus de 335 personnes, a aussi été déposée par une citoyenne de Saint-Bruno-de-Montarville. Celle-ci a aussi critiqué le manque d’écoute de la part des élus.

Le maire de Saint-Bruno-de-Montarville, Martin Murray, est intervenu en faveur des citoyens et a indiqué qu’il aborderait l’enjeu de l’aéroport à la prochaine Table des maires. « Même si l’aéroport de Saint-Hubert a été municipalisé […], je pense que les incidences dépassent largement la ville de Longueuil. Nous avons tous à travailler pour réduire l’impact des avions.[…] Je ne pense pas que le développement économique doit se faire au détriment de la santé et la sécurité des citoyens », a-t-il affirmé.


Commentaires

Merci à Monsieur le Maire de Saint-Bruno, Martin Murray, pour son intervention qui a certainement fait le plus grand bien à de nombreux citoyens victimes de l'irresponsabilité de bien des élus de la Ville de Longueuil. En laissant DASH-L modifier unilatéralement ses règlements généraux en décembre 2018, qui faisait perdre tout levier à la Ville, ces mêmes élus savaient fort bien à quoi ils exposaient leurs citoyens, et maintenant ceux des villes avoisinantes. Si l'ex-mairesse Caroline Saint-Hilaire voulait municipaliser cet aéroport dès 2012, c'était bien à cause des problèmes de bruit déjà bien existants. Elle voulait obtenir un pouvoir sur les décisions entourant le développement de l'aéroport afin d'en diminuer justement l'impact sur la qualité de vie de ses citoyens. Mais, La mairesse actuelle Sylvie Parent a permis un retour en arrière. Donc, retour à la case départ... DASH-L fait ce qu'il veut, prend de mauvaises décisions, cela a un impact sur la qualité de vie des citoyens, les citoyens se plaignent à leurs élus... et bien sûr leurs élus leur disent qu'ils ne peuvent rien faire... et qu'ils doivent porter plainte à DASH-L. Les citoyens n'ont pas l'écoute de DASH-L, ils se tournent vers Transports Canada, Transports Canada les informe qu'ils doivent communiquer avec DASH-L, qui est le gestionnaire et que lui seul a le pouvoir de mettre en place des restrictions d'horaires. Mais voilà ! DASH-L n'a aucunement le désir de restreindre les heures d'opération, car cela pourrait faire fuir les futurs investisseurs... Et vlam! les nuits de sommeil des citoyens viennent d'en prendre un grand coup. Mais le plus odieux dans toute cette triste histoire, c'est que la Ville de Longueuil continue de financer largement cet organisme à même les taxes des citoyens, sans même demander aucun rendre compte à DASH-L. Mon dieu! Mais quelle farce!

le 15 novembre à 14:32, par Olivier,

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