Actualités

Crise du recyclage : Tricentris rassure les citoyens alors que la saga TIRU continue

Crise du recyclage : Tricentris rassure les citoyens alors que la saga TIRU continue
Photo : Centre de tri Tricentris de Gatineau
Juliette Poireau
le 06 février à 13:00

Pour assurer le maintien des services du groupe Rebuts solides canadiens (RSC), la filiale canadienne de l’entreprise française TIRU, le gouvernement du Québec lui octroie un prêt de 7 M$. Pour sa part, Tricentris cherche à rassurer les citoyens.

Le ministère de l’Environnement et des changements climatiques prêtera 5 M$ et les deux autres millions seront assumés par Recyc-Québec. En contrepartie, le groupe TIRU promet au gouvernement des garanties d’une valeur de 8 M$ sur certains de ses actifs.

Ce prêt permettra à l’ensemble des quatre centres de tri de continuer les services de collecte, de transports et de tri des matières recyclables et d'offrir la possibilité d'une transition ordonnée de leurs activités.

Rappelons que la multinationale française a annoncé le 24 janvier dernier, son retirement du marché québécois, entrainant ainsi la fermeture de quatre centres de tri de Montréal, Châteauguay et Saguenay.

En début de semaine, la firme s’est mise sous la protection de la Loi sur les arrangements avec les créanciers et les compagnies afin de pouvoir maintenir son travail et laisser le temps nécessaire pour trouver un nouvel opérateur.

Depuis la fermeture du centre de tri de Saint-Hubert, l’agglomération de Longueuil détournait ses matières recyclables vers deux de ces centres.

Tricentris rassure les citoyens

Pour sa part, l’organisme à but non lucratif Tricentris n’est pas affecté par la faillite du groupe Rebuts solides canadiens. Les services de collectes des matières recyclées continueront de manière habituelle pour toutes les municipalités desservies par l’organisme québécois.

Le modèle d’affaire de Tricentris est très différent de celui de TIRU qui est une compagnie privée. Ce sont les membres de Tricentris qui gère l’ensemble des activités. De plus, ce ne sont pas les mêmes objectifs : « les entreprises privées veulent faire des bénéfices alors qu’un OBNL souhaite réinvestir les profits dans ses locaux afin d’assurer de bien traiter et recycler les matières », explique Gregory Pratte, agent en relation média de Tricentris.

Toutefois, l’organisation rappelle que la crise du recyclage est bien réelle. « Pour cause, plusieurs pays acheteurs de ballots de papier ont fermé la porte aux importations de fibres recyclées et ceux qui continuent leurs opérations ont resserré leurs exigences de qualité », peut-on lire dans un communiqué.

Pour envoyer leurs matières recyclées vers d’autres pays, les centres de tri doivent absolument produire des matières de très haute qualité. Cependant, les matières se retrouvent souvent contaminées par d’autres produits non recyclables.

Mais pour Tricentris, c’est un scénario différent. M. Pratte affirme que « toutes les fibres traitées par l’organisme trouvent preneur, car les trois centres de tri atteignent des niveaux de pureté de 95 à 99 % ».

Pour se faire, l’institution a « investi 2,5 M$ dans l’ensemble de ses centres de tri et 2 M$ pour la sensibilisation citoyenne », précise-t-il.

« Nous soutenons le développement de solutions locales pour gérer les matières recyclables québécoises », ajoute l’agent en relation média.

Tricentris possède trois centres de tri situés à Lachute, Terrebonne et Gatineau, et desserre plus de 200 villes et clients, dont plusieurs sur le territoire de la Montérégie.


Laissez un commentaire

Votre courriel ne sera pas publié. Les champs obligatoires sont indiqués avec *
TVRS se réserve le droit de retirer tous commentaires considérés litigieux.