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Coalition électrique pour la Rive-Sud : la mairesse St-Hilaire brille par son absence

Coalition électrique pour la Rive-Sud : la mairesse St-Hilaire brille par son absence
Les membres de la Coalition (Pascal D.B. / TVRS)
Pascal Dugas Bourdon
le 27 janvier à 14:55

Des élus fédéraux, provinciaux et municipaux de l’agglomération de Longueuil ont annoncé ce matin la création de «la coalition électrique pour la Rive-Sud», un regroupement multipartite qui cherche à encourager le développement du transport électrique dans l’agglomération.

Seul bémol : la présidente de l’agglomération et mairesse de la ville la plus populeuse de la Rive-Sud, Caroline St-Hilaire, est absente de cette coalition.

«Elle a été invitée, et notre offensive ici est clairement rassembleuse et a pour objectif de soutenir les initiatives de l’agglomération», a donné comme explication Pierre Nantel, député néo-démocrate de Longueuil–Saint-Hubert et initiateur de celle coalition.

Sans directement répondre à la question, la députée de Vachon, Martine Ouellet, a également tenté, tant bien que mal, d’expliquer l’absence de Mme St-Hilaire.

«On a déjà plusieurs maires, des députés, c’est ouvert! Les gens pourront se joindre, au fur et à mesure, quand ils seront prêts et qu’ils auront effectué l’ensemble des analyses», a-t-elle dit.

Longueuil est «rendu plus loin»

Longueuil avait hier l’intention d’envoyer à cette conférence de presse une élue pour représenter la mairesse, mais la Ville a finalement convenu de faire marche arrière.

«On nous a dit que notre présence confirmait notre appui à la Coalition. On n’est pas contre l’idée de cette coalition, loin de là, mais comme on a eu toutes les informations hier, le délai était très court pour analyser et juger ce que ça représente comme engagement», a expliqué Alexandra Bélisle, agente de liaison au cabinet de mairesse St-Hilaire.

De plus, Longueuil juge qu’il existe une «différence de position» entre l’implication de la Coalition et le travail effectué par Développement économique de l’agglomération de Longueuil (DEL).

«Avec notre technopôle IVEO, on avait l’impression qu’on était déjà rendus un peu plus loin. On a peut-être un peu plus d’avance et c’est normal. Ça fait 2-3 ans qu’on travaille là-dessus. Pour nous, [l’idée de la Coalition] n’est pas quelque chose de nouveau», a mentionné Mme Bélisle.

Une lettre du président de DEL, destinée à la Coalition, indique également que «le positionnement d’IVÉO diffère de celui proposé par la coalition multipartite d’élu(e)s, menée par M. Pierre Nantel», notamment parce que DEL couvre «un spectre beaucoup plus large que l’électrification des transports».

Longueuil ne ferme pas la porte à l’idée de rejoindre la Coalition dans l’avenir, mais refuse de l’appuyer pour l’instant.

Pétition

Une pétition est présentement en circulation pour appuyer cette initiative menée par M. Nantel.

Ce dernier croit d’ailleurs que Longueuil a le potentiel de devenir «le Silicon Valley du transport électrique».

«L’idée, c’est de rassembler les gens de tous les partis politiques et de tous les milieux sur un enjeu urgent qui ne peut plus attendre», a ajouté M. Nantel.

Outre M. Nantel et Mme Ouellet, Diane Lamarre, députée de Taillon, Catherine Fournier, députée de Marie-Victorin, Xavier Barsalou-Duval, député de Pierre-Boucher–Les Patriotes–Verchères et Nathalie Roy, députée de Montarville font partie de la Coalition.

Les maires des villes liées de Boucherville, Saint-Lambert et Saint-Bruno font également partie du regroupement.


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