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Deuxième budget provincial : des sous pour Longueuil

Deuxième budget provincial : des sous pour Longueuil
Juliette Poireau
le 11 mars à 13:45

Hier, mardi 10 mars, le gouvernement du Québec présentait du même coup son budget 2020-2021 et le Plan québécois des infrastructures (PQI) 2020-2030. Plusieurs investissements sont prévus pour la Ville de Longueuil et la Rive-Sud.

Avec un « sommet historique d’investissements de 130,5 milliards de dollars pour les dix prochaines années », le gouvernement du Québec expose quatre grandes priorités : le transport collectif, la santé, la culture et l’éducation.

En santé, le PQI annonce 20,5 milliards de dollars, notamment pour la modernisation de plusieurs centres hospitaliers, dont le projet d’agrandissement de l’hôpital Charles-Le Moyne en vue d’ajouter des unités en santé mentale. De plus, le gouvernement prévoit un plan de transformation majeure des établissements d’hébergement et de soins de longue durée, qui sont près d’une cinquantaine sur le territoire de l’agglomération de Longueuil.

Des sommes déterminantes sont également prédites pour le transport collectif et la mise à niveau du réseau routier. Représentant 15,8 milliards de dollars, elles seront principalement consacrées à l’électrification des moyens de transport et à la création de modes de transport structurants dans six villes québécoises, dont le Lien électrique est-ouest (Léeo) de Longueuil annoncé le 27 février dernier. Par voie de communiqué, la Ville écrit : « Cette intention du gouvernement est un signal d’appui important envers la vision “La Rive-Sud me transporte” ». Les montants alloués seront fixés après la fin des études sur l’estimation des coûts.

De l’argent sera aussi injecté dans l’électrification et la réfection du centre d’exploitation du Réseau de transport de Longueuil (RTL).

Le PQI dévoile également l'étude d'un projet de transport reliant le Réseau express métropolitain (REM) de Brossard au secteur de Chambly et Saint-Jean-sur-Richelieu. Celle-ci devrait être faite d'ici deux ans.

De plus, 42,5 milliards d'investissements sont estimés pour l'amélioration du réseau routier à travers la province. La Chambre de commerce et d’industrie de la Rive-Sud s'en réjouit, et a souligné par voie de communiqué : « À travers les investissements additionnels pour améliorer la fluidité des réseaux de transport maritime, routier et ferroviaire, la Rive-Sud voit une solution pour décongestionner son réseau routier fort achalandé. »

Pour la culture, le gouvernement du Québec compte soutenir financièrement plusieurs projets d’infrastructures culturelles. Parmi elles, on retrouve le complexe culturel du centre-ville de Longueuil pour permettre la diversification de l’offre aux citoyens, qui faisait d’ailleurs partie des recommandations prébudgétaires de la Ville.

Et en éducation, des investissements de 19,2 milliards de dollars sont prévus dans la construction et la rénovation des écoles, dont 54 millions pour les cours de récréation. À ce sujet, la députée de Marie-Victorin, Catherine Fournier, demande au ministre de l’Éducation « de donner le feu vert aux trois projets de reconstruction d’école qui sont en attente d’approbation ». De plus, les sommes allouées permettront l’augmentation des ressources pour les enfants avec des besoins particuliers.

Pour les entrepreneurs, le gouvernement prévoit 1 milliard d’investissements en amélioration de la productivité et de la compétitivité des entreprises par la création de nouveaux crédits d’impôt.

Les logements ne sont pas prioritaires

Malgré une satisfaction générale de ce deuxième budget, plusieurs institutions de la région déplorent le peu d’investissements supplémentaires destinés aux logements sociaux et abordables. 108 millions de dollars sont prévus en ajout aux 150 millions déjà en place pour débloquer les unités annoncées dans les programmations antérieures AccèsLogis; et on en compte 42 millions pour de nouveaux appartements.

La Ville de Longueuil et la députée de Marie-Victorin sont d’accord sur le besoin d’une entente de financement entre le gouvernement fédéral et du Québec pour construire de nouvelles unités de logement.

Il s’agit aussi d’une déception pour la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) qui demande des sommes suffisantes pour la réalisation d’au moins 2000 unités par année sur son territoire.


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