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Un pont ou un tunnel?

| Par Gilles Pétel,
| Blogue, Carnet de Voyage
| 4 commentaires

Champlain continue à alimenter les discussions, comme le pont Mercier d ‘ailleurs. Et il semble que la     réalisation de grands projets soit toujours plus difficile au Québec. Avant la réalisation d’un projet, on crée des comités, “parle-parle jase-jase”, mais on fait du “sur place” quand vient véritablement le moment d’agir ou de prendre des décisions concrètes. Sur le projet de construction d’un nouveau pont Champlain par exemple, il y a eu la création d’une Coalition, puis, de comités de construction, de partenariat, de projet et le plus récent est le comité de gestion de la circulation! Évidemment, ça prend du monde pour alimenter et combler les postes dans ces comités et souvent, dans biens des cas, ça fait plaisir aux p’tits amis et bailleurs de fonds du parti au pouvoir et se retrouvent à la direction de ces comités, généralement richement rémunérés. Et, à ce chapitre, notre bon gouvernement libéral, sous la direction de Jean Charest, semble engagé dans une course aux records. Et c’est sans compter les analyses et les études qui n‘en finissent plus. En Suisse, où je passe mes étés,  les comités, c’est après la réalisation d’un projet qu’ils sont créés et c’est pour  en assurer la bonne gestion. On a mis 40 ans à réaliser le prolongement de l’autoroure 30 et ça fait 20 ans qu’on parle d’un SLR ( système léger sur rail) un projet initié par l’ex-député de Verdun, Raymond Lavigne, au début des années 1990, pour relier Montréal et la Rive-Sud. Mais pourquoi pas un tunnel, comme le suggèrent des ingénieurs expérimentés comme l’ex-maire de Brossard, Jean-Marc Pelletier, et le conseiller municipal Antoine Assaf? Financer un tel projet ne serait pas plus coûteux que la construction d’un nouveau pont et on réaliserait des économies importantes sur l’entretien, surtout chez-nous, en tenant compte du climat qui est le nôtre.

Champion  des tunnels

La Suisse ne détient pas beaucoup de titres de championne du monde. Mais dans la réalisation de projets de construction de tunnels, elle est imbattable. Ainsi, avec le tunnel du Saint-Gotthard, 17 kilomètres de longueur, elle possède depuis le mois d’octobre 2010, le plus long tunnel routier de la planète. Celui du Mont-Blanc, en France, fait 12 kilomètres. Le Tunnel de la Manche, reliant l‘Angletere et la France fait 50 kilomètres mais le transport routier ne se fait que sur des trains adaptés. De plus, il est prévu en Suisse qu’en 2017, on pourra traverser les alpes en train grâce à un tunnel de 57 kilomètres de longueur en 35 minutes seulement, le temps qu’on met en ce moment pour traverser le tunnel de la manche sur les trains adaptés. Jusqu’à aujourd’hui, 1,200 tunnels au total ont été construits en Suisse. Les tunnels routiers et ferroviaires de plus de deux kilomètres de longueur à eux seuls mesurent 556 kilomètres. La mobilité croissante de la société exigera à l’avenir la construction de tunnels supplémentaires. Faut quand même préciser qu’un tiers de la surface de la Suisse est montagneux. Les alpes constituent pour le transit nord-sud une sorte de barrière qu’il faut traverser grâce aux tunnels.

Histoire de 200 ans!

Le «Urnerloch» fut le premier tunnel des alpes. 
L’histoire des premiers tunnels des alpes en Suisse remonte à plus de 200 ans. En effet, c’est en 1707 que l’ingénieur de forteresse tessinois, Pietro Morettini, dynamita à l’aide de poudre noire, le premier tunnel dans les alpes suisses, le fameux «Urnerloch», . Le tunnel était destiné à faciliter le passage de la «Schöllenenschlucht» sauvage, par laquelle la Reuss se frayait un chemin et à relié ainsi les cantons d’Uri et du Tessin.

Morettini termina le tunnel de 64 mètres de longueur plus rapidement que prévu, ce qui fit sensation: ainsi, il fut possible de voyager via le Saint-Gotthard en août 1708 et au printemps 1709. La construction du tunnel ne dura que onze mois. Évalué à 1680 écus, il coûta 3,080 écus français, pratiquement le double. (comme on peut le constater, l’inflation n’est pas née d’hier). Malgré cela, dit-on, la joie d’avoir réussi une telle œuvre et d’avoir enfin une nouvelle voie de trafic fut tellement grande que le financement supplémentaire fut rapidement réglé. Les taxes de passage furent haussées jusqu’à la couverture du déficit. Entre temps, le “Urnerloch” a connu plusieurs réadaptations et adaptations aux exigences modernes.
 Alors, chez-nous, pourquoi pas un tunnel routier bi-mode reliant,  Montréal et la Rive-Sud? À vous de juger!

Les photos représentent l’Urnerloch au moment de son ouverture en 1708 et aujourd’hui.

4 commentaires

Que vous avez donc raison!!!! C’est comme s’enfoncer une épingle dans le pied et y remédier en mettant un feutre plus épais en-dessous. Et Longueuil est passé maître de ces comités. Seulement la problématique du bruit à l’aéroport a déjà engendrée plus de 5 ou 6 de ces gens attablés yeutant leurs nombrils. Et rien n’a avancé d’un iota, avec un 125,000$ par ci et par là à Flanagan et compagnie, toujours appuyé par la mairesse qui est déjà engloutie dans plusieurs autres de cette folie de conventions entre amis(es). Et nous sommes encore loin d’en avoir terminé, il y a encore quelques petits amis a favorisés. Les portes ne seront jamais assez grandes pour que tout ce joli monde y passe à la fois, alors beaucoup d’appellés et d’élus y pénétreront un à la fois vers un groupe formé par eux mêmes. Vraiment pitoyable. Dans toute cette facilité de rester oisif, rien ne se réglera aussi longtemps que l’on pourra étirer le ressort, et lorsque finalement une solution émergera, ce qui ne s’est jamais constaté, tous repasseront la porte en s’appropriant la solution qui était là il y a nombre d’années. La recette est vieille et est toujours numéro un comme favoritisme à l’incompétence, et simplement une machine à profiteurs qui augmentent leurs goussets avec des primes octroyés au nombre de présences à la table. Mais ils se foutent de la solution, lorsqu’elle pointera tous auront quittés pour passer le siège a d’autres formations politiques qui blâmera la précédente.

Commentaire par Dash-Qui — 12 juillet 2011 @ 13 h 24 min



Bravo Monsieur Petel pour votre suggestion de construction d’un tunnel entre Brossard et Montréal.
Le problème du pont Champlain est surtout à caractère politique.
C’est qui prendra la “pôle” pour se faire du capital politique et durant ce temps on met la vie des gens en danger en se répétant à chaque jour qu’il est dangereux et qu’on ne veut pas sortir les études sur ce pont car ça pourrait alerter les gens et créer des craintes à ce sujet.
Bravo pour un tel discours! et on en attendait rien de moins!

Bonne vacances et essayez de convaincre les autorités fédérales et provinciales afin de vendre l’idée du tunnel préconisé par l’ex-maire Pelletier

Commentaire par Tunnel — 12 juillet 2011 @ 21 h 28 min



Non mais, nom de Dieu, un rapport financé par les deniers québécois, a d’ores et déjà favorisé le métro – le VRAI métro de MTL, dans un tunnel bi-modal!

Le coût est le même qu’un SLR (expérience zéro) et de Panama à Chevrier, au DIX/30, qui peut ne pas être d’accord que l’achalandage va exploser!

Cependant les politiciens ont un tout autre agenda!!!

Commentaire par Gilles Larin — 13 juillet 2011 @ 22 h 09 min



Au Canada, les seuls ponts qui sont habituellement de juridiction fédérale sont des ponts transfrontaliers, ex: Cornwall, Kingston, Windsor etc. Quest-ce que Jean Charest attend pour mettre ses culottes et en construire un nouveau ? Et, préférablement un tunnel bi-modal serait bien mieux.

Maintenant, on demande à Stephen Harper de venir nous en construire un (avec les taxes et les revenus des Albertains) malgré que l’on veuille faire fermer l’exploitation des sables bitumineux. Lors de la dernière élection du 2 mai, il était assez évident que le PM Harper serait élu majoritaire. Et nos médias ont abondamment supporté le bloquage du Duceppe et du bon Jack. Si nous avions élu une dizaine de conservateurs dans le sud-ouest de l’Ile de Montréal et 7 ou 8 sur la Rive-sud, il me semble que je serais moins gêné d’aller mendier au gouvernement fédéral. Qu’est-ce que le bon “Jack” peut faire pour nous ?

De plus, j’habite Brossard depuis les années 60 et depuis ces temps là, j’entends parler de la construction de la route 30 et je ne crois plus voir cela de mon vivant. Si tous ces gros camions qui empruntent le pont Champlain (Ontario-Maritimes) étaient déviés par une voie de contournement, le pont Champlain ne serait pas devenu aussi vétuste si rapidement.

Pauvres Québécois que nous sommes avec notre vote tribal habilement influencé par nos médias tous orientés vers la gauche.

Cette gauche a été mise en application forcée pendant plus de 70 ans en Russie et n’a jamais fonctionnée.

Commentaire par Jacques St.Amant — 14 juillet 2011 @ 10 h 48 min



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