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Par , 17 octobre 2011
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Que ce soit le Parti libéral québécois (PLQ) ou celui de son grand frère du Canada (PLC), les deux formations libérales sont confrontées à un sombre horizon. Au Québec, le PLQ n’a plus de marge de manÅ“uvre quant à sa majorité – un siège seulement – et la solidarité de façade s’effrite dangereusement. Non seulement des collecteurs de fonds et des présidents d’associations libérales commencent à se montrer le bout du nez sur la question d’une commission d’enquête publique dans le domaine de la construction et du financement des partis politiques, mais, sous le couvert de l’anonymat, des élus également. Et Ronald Poupart, ancien chef de cabinet de Jean Charest, manifeste également son impatience. Par ailleurs, plusieurs analystes prétendent que les accusations portées contre l’ex-ministre Tony Tomassi après plus de 18 mois de tergiversation viendront, par un heureux hasard ou une étrange coïncidence, à la rescousse de Jean Charest.
En effet, il y a pourtant à peine trois semaines, des policiers affectés aux enquêtes criminelles, disaient qu’il n’y avait aucun membre du gouvernement actuel qui pouvait être accusé par la Sûreté du Québec (SQ)ou par l’Unité permanente anticorruption (UPAC), tout simplement parce que «dans notre système, il n’y a aucune indépendance entre le pouvoir policier et le pouvoir politique et c’est ce dernier qui dicte ses ordres au DG et au DGA de la Sûreté», pouvait-on lire dans le quotidien “La Presse” récemment! Est-ce à dire que les accusations contre Tomassi ont été dictées par le pouvoir politique? Étrange n’est-ce pas… Ainsi, à la veille de son congrès, – 21,22,23 octobre - le PLQ aurait identifié un potentiel gibier de potence pour tenter de sauver la face et refuser une commission d’enquête publique. D’autres, prétendent le contraire, parce que ces accusations viennent prouver le manque de jugement et de discernement du premier ministre Charest en donnant un ministère à l’individu Tomassi. Oui, les temps sont durs au PLQ!
Redéfinir le PLC
Pendant ce temps, l’ex-députée libérale de Brossard-La-Prairie, Alexandra Mendes, se remet de sa défaite de mai dernier, et a annoncé sa candidature à la présidence du Parti libéral du Canada, un parti qu’il faut rebâtir, un parti en pleine reconstruction. Elle entend recréer l’unité au sein de cette formation. L’ancienne ministre Sheila Copps et Ron Hartling, ancien diplomate, ont aussi annoncé leur candidature. Mais l’ex-députée et ex-candidate à la chefferie du PLC, Martha Hall Findlay, a tiré à boulets rouges sur le PLC la semaine dernière. Elle a notamment accusé le parti de manquer d’idée, d’être ni à gauche, ni à droite et qu’il doit s’écarter du centre.
C’est aussi sans compter les efforts répétés des anciens chefs du PLC, Jean Chrétien, et celui du NPD, Dave Broadbent, qui depuis environ deux ans, unissent leurs efforts et travaillent à la fusion du PLC et du NPD. Et si vous demandez aux deux hommes où en est leur projet et comment il est perçu, ils vous répondront sans doute que la semence de ce projet de fusion donne ses fruits, va très bien, et que c’est la seule façon de renverser les conservateurs aux prochaines élections de 2015. Chez les principaux artisans et partisans de ce projet, on avance même le nom de ce nouveau parti issue de la fusion: ce sera le PDL (Parti démocratique libéral) ou le PLD (Parti libéral démocratique). Décidément, on ne voit pas encore la lumière au bout du tunnel et, tant pour les libéraux du Québec que pour les libéraux du Canada, c’est un sombre horizon pour les deux partis. Précisons que l’élection à la présidence du PLC aura lieu en janvier 2012. Soulignons enfin, que Mme Alexandra Mendes sera une de nos invités à notre émission d’affaires publiques “À vous de juger” à TVRS, ce jeudi 20 octobre, dès 19h.
Sondage TVRS
À notre sondage de la semaine portant sur l’installation d’un système de péage sur le futur pont Champlain, vous avez répondu à 36% qu’il devra s’adresser à tous les usagers et, uniquement à l’industrie du camionnage, vous êtes 30% à dire oui. Mais 34% des répondants refusent que le péage s’adresse uniquement à l’industrie du camionnage. Merci pour votre participation et on vous invite à nous communiquer chaque semaine vos commentaires et suggestions sur notre sondage-maison.
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