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Par , 6 novembre 2011
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La mairesse de Longueuil, Caroline St-Hilaire, avec l’approbation du chef de l’opposition, Gilles Grégoire, a entrepris des démarches auprès du Ministère des Affaires municipales, des Régions et de l’Occupation du Territoire (MAMROT) pour réduire le nombre de conseillers municipaux, qui le ferait passer de 26 à 15, une réduction majeure de 40% des effectifs. Elle et lui entrent donc dans la danse de la politique de réduction des dépenses à n’importe quel prix, sans grande vision à long terme. Rien de nouveau. Comme pour la majorité des élus avec un pouvoir décisionnel, pour bien paraître, on coupe dans les dépenses, et trop souvent, sans analyse profonde ou exhaustive des conséquences. À Québec, le maire Régis Labaume veut réduire de six, le nombre de conseillers. Mais, le ministre des Affaires municipales, Laurent Lessard, n’est pas d’accord. Mais c’est un phénomène qui a tendance à se répandre au Canada et en Amérique du Nord.
Étude démographique
Une intéressante étude à ce sujet, réalisée par François Hulbert de l’Université de Metz, en France, s’interroge sur le type et la qualité des services qui découlent d’une réduction de conseillers municipaux. Et c’est à partir de l’étude de la situation au Québec que l’auteur a pu construire une analyse urbaine de type géopolitique et engager des recherches sur les recompositions territoriales des agglomérations urbaines. Son analyse porte sur 100 villes, essentiellement des villes-centres, dont Laval, Longueuil et Montréal. Selon le professeur et chercheur Hulbert, la recherche d’une “justice spatiale” dans la définition des territoires de la représentation politique est une préoccupation constante dans les villes nord-américaines.
Encadrement spécifique
En France ou en Suisse par exemple, cette “justice spatiale” est régie par un cadre législatif commun qui précise en particulier, le nombre de conseillers municipaux que les villes et les communes doivent avoir en fonction de leur population. Toutes les villes au nombre d’habitants comparables se retrouvent donc avec le même nombre d’élus. Par exemple, le législateur prévoit que pour une commune de 500 à 1,500 habitants, il doit y avoir 15 conseillers. Pour une ville de 10,000 à 20,000 habitants, ce nombre passe à 33 élus, de 80,000 à 100,000 habitants, 53, et de 300,000 habitants, 70 conseillers. Autre exemple, à Genève, en Suisse, où je passe près de quatre mois par année, il y a 89 conseillers municipaux et à Lausanne, il y en a 100. Ce sont des villes qui comptent respectivement 190,000 et 132,000 habitants. Imaginez. C’est un conseiller pour 2,300 habitants à Genève et un conseiller pour 1,350 à Lausanne! Malheureusement, cette logique n’est pas celle qui prévaut chez-nous et dans d’autres villes canadiennes.
Que fait-on des services
Ici, on ne parle que de financement, au diable les services, la proximité de service. En ce moment, Longueuil compte un conseillers pour environ 8,900 habitants, tandis que Trois-Rivière par exemple, en compte un pour 8,125. Par ailleurs, le maire de Montréal, Gérald Tremblay, ne veut rien entendre d’une diminution du nombre de conseillers. Avec ses 104 élus, il compte un conseiller pour chaque tranche de 16,500 habitants. Mince consolation, Calgary, avec une population de plus d’un million d’habitants, n’a que 15 conseillers, une moyenne donc d’un élu pour 66,660 habitants. Mais c’est Los Angeles, aux États-Unis, qui détient le record avec seulement un élu pour 273 000 habitants! Ça doit être une maudite campagne électorale pour chacun d’eux… C’est évident, les agglomérations ont créé des structures et organismes divers et variés pour tenter d’assurer une cohérence de gestion et d’aménagement. Jalouse de son autonomie, chaque municipalité cherche à la fois à garder sa place au sein de l’agglomération et à y être bien représentée. Et c’est pour ça, que ça grogne fort à Greenfield Park, face au projet de la mairesse St-Hilaire, appuyée par le chef Grégoire, du PML.
Sondage TVRS
À la question de notre sondage-maison la semaine dernière sur le mi-mandat de la mairesse Caroline St-Hilaire de Longueuil, c’est à 53% que vous l’avez jugé excellent. Puis, à 45%, vous le dites mauvais. Et si on additionne le 2% de répondants qui disent que c’est un bon mi-mandat à ceux qui le disent excellent, on peut conclure que les longueuillois sont satisfaits de la performance de l’administration St-Hilaire à 55%. Au moment d’écrire ce texte, un nombre extraordinaire de 648 lecteurs avaient participé à notre sondage. Nous vous remercions de l’intérêt que vous portez à notre sondage. On vous invite chaque semaine à nous donner votre opinion sur un sujet d’actualité. Et n’hésitez pas également à nous faire connaître vos suggestions et commentaires.
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