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Par , 3 octobre 2011
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On a tous suivi avec intérêt les révélations de Jacques Duchesneau, chef de l’Unité Anticollusuion (UAC) en commission parlementaire la semaine dernière à Québec. Son rapport est sans équivoque. Il s’attaque aux politiciens corrompues, aux vautours qui rodent autour des politiciens, aux entrepreneurs verreux, aux bandits de la construction et de sociétés de génie-conseil et à la mafia, il a martelé la magouille, le copinage entre ingénieurs, architectes, bailleurs de fonds, élus du gouvernement du Québec et ceux des municipalités. Et le premier ministre Jean Charest, le ministre de la Sécurité publique Robert Dutil et le ministre des Transports, le député de Châteauguay Pierre Moreau, ont reçu une méchante claque “sul” museau… Depuis des mois, ils ne manquent jamais de répéter le même discours et ils crient haut et fort dans toutes les tribunes que «les bandits, faut les mettre en prison, pas à la télévision».
La réponse du chef de l’UAC est claire et elle leur a cloué le bec net, sec. «C’est pas vrai que c’est seulement en jetant en prison les bandits et en préconisant une approche policière et judiciaire que nous réussirons à juguler l’hémorragie. Jetez-les en prison et d’autres bandits viendront prendre leur place», a dit Jacques Duchesneau, en ajoutant entre autres, que le crime organisé dans le domaine de la construction et le financement occulte des partis politiques est un système étatique. «Une commission d’enquête publique, c’est le seul moyen de redresser un problème devenu structurel. Cette commission est urgente» insiste le chef de l’UA, comme tous les groupes d’intervenants, professionnels, syndicats et 80% de la population québécoise le réclament. Et MM. Charest, Dutil et Moreau, ont changé de discours.
Coucou, Mme Ménard, Coucou, Me Houda-Pepin…
Alors comment qualifier l’attitude des députés libéraux et entre autres, celle de Laporte, Nicole Ménard, et Fatima Houda-Pepin, de La Pinière ? «Comment faut-il vous le dire que ça prend une commission d’enquête publique», a lancé le président Bernard Généreux en pleine face de Jean Charest qui était à quelques pieds de lui lors de l’ouverture du Congrès annuel de la Fédération québécoise des municipalités en fin de semaine dernière. Je lance la même question à Mmes Ménard et Houda-Pepin. Elles prétendent défendre les intérêts des électeurs de leur circonscription alors qu’en vérité, par leur silence, elles défendent les intérêts du parti libéral. Elles se rendent complices de ce que M. Duchesneau qualifie d’organisation étatique quand il parle de crime organisé et du financement occulte des partis politiques. Avec le rapport Duchesneau, on est maintenant convaincu. Jean Charest veut écarter absolument la commission d’enquête publique parce que le Parti libéral est pourri dans son ensemble. À la commission Bastarache, un important acteur dans le financement du parti, le Sieur Fava, pour ne pas le nommer, a avoué qu’après une diète de huit ans (durée du P.Q. au pouvoir) c’était au tour des libéraux d’en profiter, d’avoir accès à l’assiette au beurre, comme on dit.
Et ils en beurrent épais au PLQ. Charest sait très bien qu’une Commission d’enquête publique sur la construction et le financement des partis politiques aura le même effet pour le PLQ que la Commission Gomery sur le scandale des commandites pour le PLC. Oui, entre solidarité et complicité, il n’y a qu’un pas à franchir, pas qu’on franchi malheureusement et allègrement les députés libéraux, dont Mmes Ménard et Houda-Pepin, pour protéger le parti. La mairesse de Rivières-des-Prairies, Chantal Rouleau, se dit impuissante devant la mafia. «C’est honteux qu’on soit au courant de ça et qu’on ne puisse rien faire. C’est intolérable, on ne peut plus continuer comme ça, faut que les citoyens se réveillent. S’il faut descendre dans la rue pour que ça cesse, bien allons dans la rue. Il faut que ça arrête, ce sont les citoyens qui paient pour ça», a dit Mme Rouleau. Coucou Mme Ménard, coucou Mme Houda-Pepin, coucou aux autres députés libéraux complices de ce système, que répondez-vous à Mme Rouleau?
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