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Par , 5 décembre 2011
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Au terme d’une énième volte-face du gouvernement Charest, celle de la députée-ministre de Nicole Ménard, de la circonscription de Laporte, qui après avoir refusé de déposer la pétition de Greenfield Park sur la réduction du nombre de ses conseillers municipaux, on peut dire sans se tromper, que les bottines ne suivent pas les babines chez les libéraux. Mme Ménard nous faisait savoir par courriel (reçu à 15h le jeudi 1er décembre) que, solidaire à la décision de son collègue, le ministre Lessard, et au Conseil des ministres, elle avait décidé de ne pas déposer la pétition. Puis, quelques heures plus tard, après avoir reçu un ultimatum du conseiller municipal de Greenfield Park, Robert Myles, elle change d’idée et de discours après une rencontre avec ses proches collaborateurs, désespérés devant cette maladresse. Le lendemain, Mme Ménard nous dit que c’est maintenant son statut de ministre qui ne lui permet pas de déposer la pétition. Visiblement, la ministre Ménard ne connait pas encore la charte des droits et libertés du Québec qui, à l’article 21, garanti le droit de présenter une pétition.
Règlements de l’Assemblée nationale
De plus, en consultant le Règlement de l’Assemblée nationale (articles 62 à 65) et les Règles de fonctionnement (articles 42 et 43) on constate qu’il fixent précisément les conditions de recevabilité et de conformité des pétitions. Il est écrit qu’un député n’est pas tenu d’être d’accord avec le contenu d’une pétition pour la déposer. «Tout député, peu importe ses fonctions, (donc un ministre) peut déposer une pétition à l’Assemblée nationale». Même s’il n’est pas d’accord avec le contenu. En vertu de ces règlements, seul le président de l’Assemblée ne peut participer à une démarche touchant une pétition. Alors, pour sauver la face, Mme Ménard a trouvé une porte de sortie, pas très élégant on en convient, et elle va demander au député de Huntingdon et président du caucus libéral de la Montérégie, Stéphane Billette, de déposer cette pétition avant la fin des travaux de l’Assemblée nationale, ce vendredi 9 décembre.
Les valses infernales
Les valses infernales de ce gouvernement libéral de fin de mandat et au bout de la corde se poursuivent. Le premier ministre Charest se débat «comme un diable dans l’eau bénite», comme disent les chrétiens, pour sauver l’image de son parti et il a trouvé un plan, le Plan Nord, la trouvaille du siècle, selon M. Charest et ses sbires. Mais il semble bien que c’est peine perdue. Et malgré la complaisance d’une grande partie de la presse en général que je m’explique mal, on ne le croit plus, quoiqu’il fasse, quoiqu’il dise. Dans mes carnets de voyages, j’écrivais cet été que j’avais consulté des gens d’affaires, des banquiers et même des parlementaires en Suisse et en Belgique. Ils étaient unanimes pour dire que le Plan Nord de M. Charest était mal ficelé, bref, peu crédible. Ces gens-là accueillaient poliment le premier ministre du Québec, sans plus. Cause toujours mon lapin!
Le Plan Mort
Aujourd’hui, ce sont des économistes québécois qui disent que le Plan Nord est une opération de maquillage, de relations publiques, un écran de boucan complètement vide de substance, pour tenter de sauver les meubles, de retrouver une image en perte de respectabilité devant les scandales qui se succèdent, une crédibilité perdue. D’ailleurs, ce Plan Nord, que certains qualifient maintenant de Plan Mort, n’est rien d’autre qu’une idée, un projet mis sur la table il y a quand même plusieurs années, par Bernard Landry, lors de ses discussions qui ont amené à l’entente appelée “La Paix des Braves”. Jean Charest a dépoussiéré ce projet, mais a oublié de le mettre à jour, de le détailler. Vive l’improvisation!
Le scandale des garderies
Autre tuile pour ce gouvernement Charest, le rapport du vérificateur général Renaud Lachance sur le processus d’attribution de places aux garderies. Il blâme la présidente du Conseil du trésor, Michelle Courchesne, alors qu’elle était ministre de la Famille. Le rapport Lachance tente de démontrer que les places étaient réservées aux amis du parti sous la gouverne de Mme Courchesne. Ils ont versé plus de 135,000$ au PLQ selon les premières informations. C’est comme ça, qu’on remplie la caisse du parti! Pour remercier Mme Courchesne de son beau travail, Jean Charest la propulsé présidente du Conseil du trésor. On comprend maintenant pourquoi. C’est un trésor, une députée comme ça! Et devant l’opposition qui demande sa démission, le premier ministre l’a défendu avec ardeur et juré toute sa solidarité à la présidente du C.T.
Courchesne, le même sort que Tomassi?
Ouf! si j’étais Mme Courchesne, je me méfierais de cet élan d’amour, de solidarité manifesté par le chef. Il avait fait les mêmes promesses, aux applaudissements des brebis du PLQ à l’Assemblée nationale, de seconder Tony Tomassi. Vous vous souvenez? M. Tomassi a été expulsé quelques semaines plus tard! Que dire également du mépris de Jean Charest pour ses ministres Dutil et Fournier dans la saga de la Commission d’enquête publique dans la construction, devenue la Commission Charbonneau. Charest et ses valets continuent de parler de transparence. Mais quoi? Ils nous prennent pour des eunuques? Ça me fait aussi penser à l’administration St-Hilaire à la ville de Longueuil. Mon dernier papier intitulé “Transparence Opaque” a fait chavirer le cabinet de la mairesse. Ils en ont fait une montée de lait. Et je faisais pourtant allusion à tous les élus en général. Mais quand des journalistes locaux sont obligés de faire appel régulièrement à la Loi d’accès à l’information pour savoir vraiment ce qui se passe dans certains dossiers à la Ville de Longueuil, il est normal qu’on se pose des questions sur la transparence dont cette ville se réclame. Oui, chez nos élus, trop souvent, les bottines ne suivent pas les babines…
Sondage TVRS
La semaine dernière, notre sondage vous demandait d’évaluer le travail de l’Office Québécois de la Langue Française. Or, vous avez été très sévères pour l’OQLF. En effet, vous dites à 79% que le travail de cet organisme est mauvais, alors que seulement 19% le trouve acceptable. Mais vous portez un dur coup à la crédibilité de l’OQLF, en étant seulement 2% à affirmer que l’Office fait du bon travail! Merci pour votre participation. On vous invite à nous donner votre opinion chaque semaine sur un sujet d’actualité. N’hésitez pas également à nous livrer vos commentaires et suggestions.
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