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Par , 24 janvier 2011
| Les billets de Gilles.
| Un commentaire
J’ai assisté aux cocktails du nouvel an de la députée de La Pinière, Fatima Houda-Pepin, et de la députée de Brossard-La Prairie, Alexandra Mendes. Les deux affirment que ce sont environ 500 personnes qui ont répondu à leurs invitations respectives. «La salle du Centre culturel de Brossard peut recevoir environ 360 personnes et on a ajouté 10 tables de six personnes pour l’événement de Mme Houda-Pepin», me dit un des responsables du centre. Même chose pour la soirée de Mme Mendes. Alors disons que, dans les deux cas, le chiffre de 400 est plus près de la réalité. Ce détail souligné, peu importe le nombre de personnes. Ce que j’ai constaté, c’est qu’on y rencontre majoritairement les mêmes partisans. Pas étonnant, j’en conviens. Si on adhère à la philosophie libérale, on la défend donc tant au provincial qu’au fédéral. Je suis certain qu’il en est de même pour les réunions partisanes du Bloc Québécois et du Parti Québécois, appuyés en grande majorité par ceux qui adhèrent au mouvement souverainiste. Mais ce que j’ai retenu et ce qui est remarquable, c’est le fardeau évident que représente leur chef, que ce soit Jean Charest au PLQ ou Micheal Ignatieff, au PLQ.
Scribouillage libéral
Les libéraux que j’ai rencontré au cocktail de Mme Houda-Pepin, respectent et apprécient énormément le travail de leur députée. Ils y sont très attachés. Mais ils hésitent à dire qu’ils voteront pour elle aux prochaines élections provinciales. «Un vote pour Houda-Pepin est malheureusemet un vote pour Jean Charest» disent-ils, et ça, ça répugne à beaucoup de libéraux à qui j’ai posé la question. De toute évidence, si Jean Charest est toujours le chef du PLQ aux prochaines élections générales, j’en doute, il risque de faire perdre leur siège à l’Assemblée Nationale à plusieurs députés libéraux. Comme dans bien d’autres dossiers, le recul du gouvernement Charest dans celui du gaz de schiste fait plus de tort que de bien. C’est évident que ça scribouille au sein du caucus libéral. Normandeau, Bachand et Arcand ne sont visiblement pas sur la même page. Par exemple, alors que Nathalie Normandeau disait que son gouvernement allait de l’avant dans le dossier du gaz de schiste, au même moment, Arcand, Bachand et Charest disaient le contraire et faisaient marche arrière. Depuis ce temps, on ne voit plus et on n’entend plus la vice-première ministre Normandeau!
Insatisfaction fédérale
À la rencontre de Mme Mendes, les libéraux rencontrés se disent prêts pour des élections générales fédérales vers la mi-avril. Toutefois, leur chef Micheal Ignatieff est loin de soulever les passions et ne crée aucun enthousiasme. On est insatisfait de ses performances et il représente un obstacle pour un bon nombre de partisans libéraux. De plus, les finances du PLC ne sont pas ce qu’il y a de plus rassurant et, comme me l’ont répété plusieurs de ces partisans avec qui je me suis entretenu, les candidats ne se bousculent pas aux portes du parti. Étrangement, ces gens que j’ai rencontré au cocktail de Mme Mendes sont unanimes. Ils disent que le PLC et Ignatieff n’ont pas le choix. «Ils doivent éviter l’absentéisme à la Chambre des Communes au moment du vote sur le prochain budget Harper, voter contre le prochain budget et provoquer des élections générales pour conserver leur crédibilité», affirment presqu’à l’unisson, les partisans libéraux! Mais en même temps, ils croient que Harper et les conservateurs seront encore à la tête d’un gouvernement minoritaire. C’est évident, le PLC ne s’est pas encore remis du scandale des commandites, Ignatieff n’a rien d’un véritable leader et rien de charismatique. Au Québec, les sondage à répétitions disent toujours la même chose, on ne croit plus Jean Charest, quel que soit son discours, quel que soient ses actions. On dit que son entêtement à refuser une Commission d’enquête dans le domaine de la construction et du financement des partis politiques, aura le même effet sur le PLQ que le scandale des commandites sur le PLC. Mis à part nos options politiques, je trouve cette situation regrettable pour Mmes Houda-Pepin et Mendes, des femmes qui, de bonne foi, défendent farouchement les valeurs des partis qu’elles représentent, et qui sont aussi dévouées et soucieuses de bien représenter les électeurs de toutes allégeances politiques de leur circonscription respective.
Un commentaire
Je veux vous féliciter pour ces commentaires au sujet des différents cocktails offerts par les deux députées: Mme Pepin et Mme Mendes.
J’ai aussi écouté:” AVOUS DE JUGER” le 27 janvier 2011 et le commentaire envoyé par Mme Pepin; vous avez bien fait de le répéter dans votre émission; c’est tout à votre honneur et les citoyens seront vraiment capables de discriminer les allégeances politiques qu’elle reçoit aux diverses réceptions qu’elle offre aux citoyens de son comté.
Sandrine
Commentaire par Aline Lessard — 28 janvier 2011 @ 21 h 48 min
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