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L’environnement gagne du terrain !

| Par sylvain,
| Blogue, Les billets de Gilles.
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L’environnement, sa qualité et l’attention qu’on doit lui accorder, prend de plus en plus de place dans les discours de la société québécoise, et la Rive-Sud et la Montérégie n’y échappent pas. La pollution sous toutes ses formes, notamment celle du bruit émanant de l’aéroport de St-Hubert, et le gaz de schistes par exemple, préoccupent particulièrement la population rive-sudoise et montérégienne. Et lors de la dernière assemblée du conseil d’agglomération de Longueuil, un citoyen Longueuillois, bien documenté et articulé, André Sabourin, a exprimé sobrement mais énergiquement, ses inquiétudes quant aux efforts des élus municipaux à prendre des décisions et poser des gestes concrets dans le sens de la protection de cet environnement. À cet égard, il a également émis des doutes quant à l’écoute des citoyens et de la population en général sur leurs revendications populaires allant dans ce sens, par les élus. Il a notamment pointé du doigt les maires de Boucherville, Jean Martel, de Brossard, Paul Leduc, Philippe Brunet de St-Lambert, et Claude Benjamin, de St-Bruno.

La suffisance du maire Benjamin

Le maire Martel a répondu avec la sérénité et le gros bon sens qui le caractérisent depuis le début de son mandat. Il a remercié l’intervenant pour ses suggestions et l’a assuré qu’il accordait toujours beaucoup d’importance à la consultation. À l’antipode de la déclaration du maire Martel, il y a eu celle du maire Benjamin de St-Bruno, qui, comme trop souvent malheureusement aux séances régulières du conseil de sa ville, était remplie de suffisance. «On n’a pas de leçon à recevoir de personne», a-t-il répondu en substance, avec arrogance et mépris, aux remarques du citoyen Sabourin. Quant au maire Brunet, comme il a l’habitude de le faire assez régulièrement aux assemblées du conseil de St-Lambert, sa réplique était passablement vides de sens. La réponse la plus intéressante à notre avis, a été celle du maire Leduc de Brossard, qui a reçu avec une belle ouverture d’esprit les doléances de l’intervant Sabourin, allant même jusqu’à l’inviter à la cérémonie annuelle de la “Journée de l’arbre”, où sa ville offre des arbres aux citoyens. «L’an dernier, on a distribué 1,600 arbres à nos concitoyens. Et même si vous n’êtes pas citoyen de Brossard, je vous invite à cette journée qui aura lieu le 28 mai cette année, et on trouvera le moyen de vous offrir un arbre», a dit M. Leduc.

Gérer le pouvoir pour mieux l’assumer

Ce qui m’amène à parler du pouvoir législatif. «Nous sommes élus pour gouverner et à partir de là, à faire des choix», disent la plupart des élus, à quel que niveau de gouvernement que ce soit. D’accord. Mais voilà, où le bât blesse. Les élus se comportent malheureusement trop souvent comme s’ils détenaient la vérité et le pouvoir absolu. Les mécanismes de consultation dont ils se réclament ne sont, tout aussi malheureusement, que de l’information sur des décisions déjà prises d’avance. Au lieu de gouverner ou d’assumer le pouvoir comme ils aiment répéter, pourquoi ne canalyseraient-ils pas leurs efforts à gérer ce pouvoir au profit des citoyens qu’ils représentent? Et c’est comme ça, par exemple, que ça se passe en Suisse, comme dans plusieurs autres pays. On y décrète plusieurs référendums par année à tous les niveaux de gouvernement. Ces consultations populaires peuvent être de plusieurs sortes. Leurs formes varient en fonction de leur cadre (territorial, national, communautaire), de leur objectif (il peut concerner la Constitution, la politique de l’exécutif ou une question d’intérêt général) et de qui en prend l’initiative (puisqu’elles peuvent par exemple être gouvernementales, législatives, présidentielles, ou même, en Suisse justement, populaires). Les élus prennent alors des décisions qui résultent d’un consensus dans la population où ces référendums se tiennent. Il ne serait pas bête à mon avis, de tirer des leçons de cette façon de faire de la politique et de gouverner, ce que j’appelle, “gérer” le pouvoir pour mieux “l’assumer”. Ainsi, y a longtemps qu’une Commission d’enquête dans le domaine de la construction et du financement des partis au Québec aurait été déclenchée si le gouvernement Charest avait eu le courage de décréter un référendum sur la question. Au contraire, au mépris de la majorité, Charest et ses sbires se réfugient dans l’obscurantisme que lui confère le pouvoir absolu.

Sondage TVRS

À notre sondage-maison de la dernière semaine, on demandait aux internautes si, comme en Colombie Britannique, les partisans libéraux devaient forcer la démission de leur chef respectif, Jean Charest du PLQ, et Micheal Ignatieff du PLC, pour augmenter les chances de leur parti lors d’éventuelles élections générales. La réponse est sans équivoque. À 78% vous avez répondu oui, contre seulement 22% qui voudraient que MM. Charest et Ignatieff conservent leur poste. Merci pour votre participation et on vous invite à répondre en grand nombre, chaque semaine, à notre sondage. N’hésitez pas également à nous faire part de vos commentaires ou suggestions.

Un commentaire

Nous comprenons un peu mieux pourquoi le maire de St-Bruno a toujours les mots -rigueur et transparence- à la bouche. C’est parce qu’il en est singulièrement dépourvu. Voici un exemple. Son administration a caché à la population montarvilloise une étude scientifique sur 10 milieux naturels de St-Bruno avant d’adopter son plan d’urbanisme qui visait à dézoner des terres agricoles et qui plus est s’assurer de l’urbanisation tous azimuts de plusieurs milieux naturels de grande qualité. Autre preuve de son manque de rigueur et de transparence, il s’est bien gardé de nous dire que l’entreprise qui a fait l’étude de caractérisation des milieux naturels est la même que les promoteurs qui lorgent ces milieux, avaient embauché. Et ces gens ont ensuite le culot de reprocher à leurs opposants de manquer de rigueur. Pitoyable personnage. Le plus triste est de voir à quel point les 2 hebdos locaux n’informent pas leur lectorat sur ces enjeux.

Commentaire par Michel Desgagné — 1 février 2011 @ 13 h 06 min



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