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Par , 13 février 2012
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Les promesses de la Coalition Avenir Québec (CAQ), dont, entre autres, la réouverture des conventions collectives dans l’éducation et la santé, l’abolition des commissions scolaires et des coupures de 600 millions de dollars à Hydro-Québec si cette formation prend le pouvoir, sont inquiétantes. Cela risque de compromettre sérieusement la paix sociale. D’ailleurs, la Fédération autonome de l’enseignement (FAE), qui regroupe environ 35,000 enseignants au Québec, dénonce ce qu’elle qualifie de propos irréfléchis du chef CAQ, François Legault. «En dévoilant ses lignes d’attaque populistes et surtout électoralistes, la CAQ s’en prend particulièrement aux employés de l’État, de façon méprisante. Les enseignantes et enseignants ont besoin d’être soutenus dans leur travail et non que l’on remette en question leur professionnalisme. En voulant se faire du capital politique sur le dos des travailleurs et des travailleuses, la CAQ doit s’attendre à rencontrer une forte opposition et laisse présager de très mauvais jours pour la paix sociale et l’avenir du Québec, en dépit de son nom» de dire Pierre St-Germain, président de la FAE.
Cahot des années 1970
J’ai trop frais à la mémoire le cahot social du début des années 1970, une époque où j’étais courriériste parlementaire à Québec et journaliste à la station radiophonique CKVL. Ces années sont marquées par d’importants conflits de travail dans le secteur public. Le nombre de travailleurs impliqués et le caractère centralisé des négociations collectives avec l’État donnaient alors aux conflits syndicaux une ampleur sans précédent, tout en leur conférant un contenu résolument politique. De 1972 à 1983, lors de quatre rondes de négociations, les centrales syndicales formèrent un front commun, composé des trois principales centrales, la Confédération des syndicats nationaux (CSN), la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ) et la Centrale des enseignants du Québec (CEQ), pour faire face au gouvernement. Le front rassemblait environ 220 000 employés des secteurs public et parapublic, médecins, infirmières, personnel hospitalier et enseignants. À chaque fois, le gouvernement répondait aux moyens de pression ou à la menace de grève par l’adoption de lois d’exception.
Relations de travail tendues
Ce climat d’affrontements entre le gouvernement et les syndiqués du secteur public, devait engendrer un contexte généralisé de relations de travail tendues dans le secteur privé. La décennie des années 1970 est alors marquée par plusieurs conflits de travail d’envergure, notamment ceux de Lapalme en 1970, du journal La Presse en 1970 et 1971, la grève des
pompiers de Montréal en 1974, appelée “Le week-end rouge”, qui, de ma génération, ne s’en souvient pas, et le conflit de la United Aircraft en 1974 et 1975. Ajoutons à cela, la grève des policiers de Montréal et le conflit entre l’industrie du taxi et la Murray Hill de l’aéroport de Dorval, à la fin de 1969 (0ctobre). Dans la première moitié des années 1970, le Québec connaît un des plus forts taux de grève et de lock-out en Occident. En fait, à l’époque, le politologue Léon Dion, le père de l’ex-ministre fédéral et chef du PLC, Stéphane Dion, dit que le «Québec est passé en quelques années d’une situation proche de la paix industrielle à une situation voisine de la guerre industrielle». Or, est-ce dans cette direction que la CAQ de François Legault veut amener le Québec et voit son avenir?
Sondage TVRS
Notre sondage la semaine dernière vous demandait si St-Bruno devait refuser le projet de développement du sénateur Massicotte et protéger la Forêt des Hirondelles. Or, à 80%, vous dites oui à sa protection, à 11% vous répondez oui mais pas à n’importe quel prix. Enfin, 9% des répondants sont d’accord avec le projet de développement. Merci pour votre participation toujours nombreuse. Si vous avez des suggestions ou des commentaires, n’hésitez pas à nous les communiquer. Par courriel à : info@tvrs.ca ou par téléphone: 450-655-9925.
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